EGLISE SANTO IPPOLITO ET CASSIANO

EGLISE SANTO IPPOLITO ET CASSIANO

L’église paroissiale Sant’Ippolitu et San Cassianu. Juchée sur une butte entre Muricciu et l’Arghjusta, elle est modeste, sans ornementation externe.F:\DCIM\120_PANA\P1200848.JPG Elle a pu être implantée au cours de la seconde moitié du xvie siècle, au moment où la capella Santo Ippolito et Cassiano et Santa Lucia s’est distinguée de la pieve de Cruscaglia ou lorsque la communauté s’est affirmée face à Macà. Sans doute a-t-elle réemployé des éléments de la chapelle Santa Lucia (voir p. ) comme les modillons romans, à l’entrée du chœur, figurant selon la tradition des têtes de Mori, . A-t-elle été remaniée, agrandie au xviiie siècle en utilisant les pierres d’A Casedda abandonné comme le veut la tradition orale, l’inscription sur le linteau de la porte d’entrée : 1745 IHS (avec une croix) MMM et la présence de pierres numérotées avant assemblage ? De quand date son clocher-mur, accolé au mur de la chapelle Santa Lucia ? Il porte la date de 1787 et serait alors contemporain de celui de Macà plus élaboré. Mais une délibération municipale de 1847 mentionne l’extraction de pierres nécessaires à la construction du clocher de l’église paroissiale. Autant de points obscurs. En 1903, la Commune payait un architecte pour faire le plan et le devis pour construire une nouvelle église, mais ce fut sans lendemain, comme pour le groupe scolaire. À l’intérieur de l’église, nous pouvons signaler - à gauche de la nef, dans la chapelle Santa Lucia, un tableau de D. Desanti, peintre régional, représente sous une Vierge à l’enfant dans les nuées les saints l’archevêque Charles Borromée, Hippolyte et Cassien en costume romain, et Lucie, protecteurs de l’église. Sur l’autel le traditionnel Bambinu en cire ? habillé de blanc. L’église n’ayant pas été refaite a conservé des éléments du décor ancien comme dans la chapelle du Rosaire, l’autel, un tableau avec son encadrement de la Remise du Rosaire avec saint Dominique et sainte Catherine de Sienne, du peintre d’Orezza (fin xviie-début xviiie siècle), de la même facture que ceux de Zigliara, Saint Sauveur d’Ampaza, Aullène. La sacristie recèle un buffet en marqueterie, le tabernacle ancien baroque et une monstrance de la période génoise. Dans le chœur est accrochée une belle croix de procession avec un Christ tourmenté de facture baroque.

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