Eglise Saint Clair de Liourdres

Eglise Saint Clair de Liourdres

Historique de l’édifice :

Histoire de la paroisse de Liourdres

L’église de Liourdres appartenait à l’archiprêtré de Brivezac, et au diocèse de Limoges. L’archiprêtré de Brivezac était puissant et s’étendait à 46 paroisses. Le Diocèse de Limoges est le diocèse historique de la région Limousin. Il est créé au IIIe siècle par Saint Martial qui évangélise le Limousin. Portant le titre clérical de Saint Rodolphe de Turenne, Archevêque de Bourges, le propriétaire de Vellinus qu’il renomme alors Beaulieu (Aujourd’hui Beaulieu sur Dordogne), fit venir des moines de Solignac (Haut Limousin) pour y fonder un monastère qui devait être destiné à prier le roi et l’Eglise Universelle, recommander les pèlerins et les pauvres. Pour que le monastère remplisse ses novelles tâches, Rodolphe de Turenne fit don de nombreuses églises dont il disposait déjà (comme celles d’Astaillac, et de Curemonte) et en acheta de nouvelles, C’est dans cet élan de générosité pour le monastère de Beaulieu que deux évêques de Limoges se dessaisirent plus tard de de Liourdres et d’Altillac.

En effet, en 1118, à l’église de Saint Etienne de Lusde (Liourdres) fut donnée par l’évêque de Limoges, Eustorges, au monastère de Beaulieu. Pierre de la Gardelle, seigneur Laïc qui détenait la dîme et le fief presbytéral en fît aussi don au monastère de Beaulieu.

En effet, au XIIe siècle, Beaulieu domine et la prééminence de Brivezac disparait alors.

Puis, l’église fut tenue par les bénédictins de Beaulieu. L’abbé Poulbrière relate que le curé de l’église de Liourdres était nommé par les bénédictins de Beaulieu, au titre de vicaire perpétuel.

En 1629, l’abbé de Beaulieu se qualifiait de seigneur de Liourdres, comme d’Astaillac et de Sioniac.

Le diocèse de Tulle fut séparé de celui de Limoges en 1317 et, à partir de cette date l’église de Liourdres y fut rattachée.

Toujours selon l’abbé Pouldrière, l’église n’était en faite qu’un prieuré, qui aurait été uni en 1318 au monastère de Beaulieu. Il n’en restait que la cure, sous le patronage de Saint Etienne.

Puis, En 1371, le prieuré passa sous le patronage de Saint Clair.

Légendes et traditions autour de l’église :

La fontaine de dévotion : Elle serait au pied d’un frêne, sous le cimetière. Elle est visible lorsque le niveau du ruisseau de Lie est bas et que la fontaine publique en amont ne déborde pas. Lorsque le bras de la Dordogne est haut, elle ne serait pas visible non plus.

Cette fontaine baptisée en occitan «  La foun sen Genifor », « la fontaine de Saint Génulphe » du nom de l’évêque de Cahors soignerait le retard à marcher des enfants. Ce retard à marcher était appelé « le mal de Liourdres »

Les croix de villages :

Les croix de rogations :  Trois jours avant l’Assomption, on portait des récoltes ou de la terre sur les croix x pour qu’elles soient bénites, c’était une demande protection (du latin rogare, demander)

A la Pentecôte, on allait faire bénir de l’eau à l’église, par le curé et on la déversait dans les champs afin de bénir les terres et d’obtenir de bonnes récoltes.

La chape de béton romain

L’abbé Pouldrière relate qu’il y aurait des restes d’une are de béton romain à l’entrée du presbytère.