SITUATION HYDROLOGIQUE DANS LE PNR DES LANDES DE GASCOGNE – 20 JUILLET 2026
Publié le lundi 20 juillet 2026 - Parc naturel régional des Landes de Gascogne
Parc naturel régional des Landes de Gascogne
Le territoire du Parc n’échappe pas au constat porté à l’échelle nationale d’une sécheresse historique, avec des prévisions hydro-climatiques qui sont préoccupantes.
En cette mi-juillet 2026, les côtiers de l’est du bassin d’Arcachon (communes du Parc concernées : Audenge, Lanton et Marcheprime) ont été placés par la Préfecture de Gironde en niveau « Alerte renforcée », avec des limitations des prélèvements (pompages domestiques et agricoles) dans les cours d’eau et leur nappe d’accompagnement. Dans les Landes, si d’autres secteurs sont concernés par ces restrictions, pour l’instant le territoire du Parc n’en fait pas l’objet. Le bassin versant de la Leyre ne connaît pas encore de restriction au regard de l’arrêté cadre interdépartemental : une « Vigilance » pourra être déclarée quand le débit de la Leyre atteindra 4,4m3/s au pont de Salles (autour de 5.6 m3/s actuellement), mais les cours d’eau alentours et en amont auront déjà malheureusement souffert.
Des observations réalisées sur le terrain par nos agents, corrélées aux échanges avec l’OFB, la DDTM des Landes et avec les données de Météo France et du BRGM, montrent :
- des cours d’eau dont le niveau est particulièrement bas ou en assec (pas d’écoulement et une zone asséchée de plus de 50% de la surface du cours d’eau). Le ruisseau du Mayouraou à Sabres en est l’exemple (cf. graphique) et témoigne de l’impact que peuvent avoir les usages agricoles avec une irrigation importante (volumes inhabituels cette année en raison des fortes chaleurs). Un autre bassin versant amont de la Grande Leyre, non soumis aux mêmes usages, n’a perdu en comparaison que 2cm en 15 jours. Le débit actuel du fleuve en aval est celui de la fin août 2025.
- un assèchement majeur du sol avec un indice d’humidité des sols superficiels qui décroit depuis le mois de mai et se situe aujourd’hui bien en-dessous de la référence décennale sèche, et de la végétation (taux d’hygrométrie bas qui augmente le risque incendie). Le niveau de sécheresse est désormais plus intense que celui de 1976.
- une baisse rapide du débit des cours d’eau qui entraine une montée des températures de l’eau (21° en moyenne sur les cours d’eau faibles en débit ; a contrario, les eaux restent fraiches, entre 15 et 19°, là où il y a un bon écoulement de la nappe).
- un niveau des nappes nettement diminué, notamment au nord du territoire, avec des niveaux similaires à 2022 (année de référence après 1976). Le piézomètre de Le Teich a par exemple atteint son niveau le plus bas depuis 1989. Sur la période du printemps, et sur le bassin versant de la Leyre, partie landaise, se sont 100mm de pluie en plus qui sont tombés ; le niveau des nappes est un peu meilleur ici.
Sans nouvelles pluies, et au regard de l’importante sécheresse de surface, avec des températures encore hautes et du vent dans les jours à venir, il nous faut collectivement redoubler de vigilance face au risque feux de forêts. Si notre territoire n’est pas entièrement concerné par les restrictions, il montre déjà les stigmates du manque d’eau. Chacun peut agir pour ne pas aggraver la situation, économisons la ressource, soyons vigilants.


