Eglise Saint-Agnan
Quelques précisions historiques
"Le premier document qui relate l'existence d'une église paroissiale à Tharot est une charte de Charles le Chauve de l'année 875. Le roi donne à l'abbaye de Saint-Martin d'Autun le village de Girolles avec deux églises et toutes leurs dépendances. (...) Nous voyons dans la suite l'église de Tharot désignée comme annexe de Girolles, titre qu'elle posséda jusqu'à la fin du siècle dernier. [18e siècle] (...) L'église paroissiale de Tharot est un monument dont le style architectural annonce la fin du 15e siècle, style ogival de la troisième époque. À côté du grand autel, on remarque une piscine de la Renaissance. La travée du clocher à plein cintre massif, entre le chœur et la nef, annonce le 12e siècle. Le vaisseau rectangulaire mesure 21,6 mètres de large dans la nef et 6,6 mètres dans le chœur. Des poutres transversales, passant sous les clés de voûte, préviennent l'écartement des voûtes, mais nuisent beaucoup à l'aspect intérieur de la nef. L'église de Tharot a subi cette année [1893] des travaux de restauration intérieure qu'il est bon de signaler ; elle s'est aussi enrichie par le don d'un harmonium. Toutes ces dépenses ont été soldées par une famille dont la générosité est connue et appréciée depuis longtemps déjà dans la paroisse."
Extrait de la Notice religieuse, historique et statistique sur Tharot par M. l'Abbé Joseph Bierry, curé de Thory, 1893
L'église aurait brûlé en 1569, incendiée par les protestants, en même temps que celle de Girolles.
La toiture est refaite en 1873, puis en 1999-2000.
Mobilier
À l'intérieur, l’autel principal est surmonté de la statue de Saint-Agnan (parfois dit Saint-Aignan), patron de la paroisse, fêté le 17 novembre. Deux autels se trouvent dans la nef : l'autel placé à gauche est surmonté d'une statue de Notre-Dame des Victoires. L'autel situé à droite est dédié à Saint-Marc, autrefois second patron de la paroisse.
Dans le chœur, de chaque côté de l'autel, on voit deux tableaux. La toile placée du côté de l'épître, représente la Sainte Vierge foulant au pied le serpent traditionnel ; cette toile est signée Sigond, 1852. L'autre tableau, placé du côté de l’Évangile, représente l'évangéliste Saint-Marc. Un troisième tableau, placé dans la nef, représente Saint Eloy.
Un tableau est dédié à la commémoration des morts de la Grande Guerre (voir l'article dédié).
On y trouve également trois dalles tumulaires revêtues de leur épitaphe. Première tombe : Anne Courtot, 14 ans, fille de Lazare Courtot, 1662. Deuxième tombe : Madeleine Gros, femme de Lazare Courtot, 1669 ; Salomon Courtot. L'épitaphe de la troisième tombe est écrite en caractères gothiques, mais si détériorés qu'il est impossible de les lire.
Cloche
La cloche a été fondue en 1840 par Cochois Liébaux ; elle pèse 465 kg et a coûté 1627 F. Elle porte le nom d'Elisabeth ; ses parrains et marraines furent : Andoche Febvre, chevalier de la légion d'honneur, maire d'Avallon, et Victoire-Laure-Elisabeth Bruzelin, épouse de M. Chastellux, député d'Avallon, demeurant à Lucy-le-Bois.
L'église est protégée au titre du Plan local d'urbanisme intercommunal.
Sources :
- Notice historique sur le village (texte dans l'église)
- Bulletin de la Société des Sciences historiques et naturelles de l'Yonne, 1918, Notice archéologique sur Pontaubert par l'Abbé Parat
- Notice religieuse, historique et statistique sur Tharot par M. l'Abbé Joseph Bierry, curé de Thory, 1893




