ERREUR HUMAINE OU ERREUR D’AIGUILLAGE ?

Publié le mercredi 18 février 2026 - Calamane

Erreur humaine ou erreur d’aiguillage ?

Une nouvelle fois, un poids lourd s’est retrouvé en grande difficulté sur les petites routes communales.
Mardi 27 janvier, aux alentours de 19h30, un camion de 40 tonnes, en provenance de la commune de Nuzéjouls et se rendant à Saint-Pierre-Lafeuille pour une livraison, s’est retrouvé bloqué sur le petit pont du Reignac, à Calamane.

En tentant une manœuvre de marche arrière, l’avant du poids lourd s’est dangereusement renversé, menaçant de basculer dans le ruisseau. Une habitante de la commune a immédiatement alerté M. Faure, premier adjoint, qui s’est rendu sur place accompagné du second adjoint et de deux conseillers municipaux afin de constater l’ampleur de la situation.

Le chauffeur, de nationalité portugaise, rencontrait d’importantes difficultés pour se faire comprendre. M. Faure a alors contacté M. Dujol, maire de la commune, qui a pris la décision de prévenir la gendarmerie ainsi que les services du Grand Cahors.

Après la sécurisation de la route, deux grues — l’une venue de Cahors, l’autre de Brive — sont intervenues pour tenter de dégager le poids lourd. Malgré leurs efforts, l’opération a dû être interrompue en raison des risques jugés trop importants pour les infrastructures environnantes, notamment le pont, ainsi que pour plusieurs arbres dont certains avaient été partiellement déracinés par les manœuvres du camion.

Vers 1 heure du matin, les équipes ont quitté les lieux, avec l’intention de reprendre l’intervention à partir de 9h30 le lendemain, dans l’espoir de trouver une solution.

Après constatation des dégâts, l’équipe du Grand Cahors a estimé nécessaire la mise en place d’un arrêté préfectoral afin de barrer la route jusqu’à la réalisation d’une expertise complète des dommages subis par la voirie.
En fin de matinée, le dépannage n’avait toujours pas pu être effectué, celui-ci nécessitant l’intervention d’un chenillard de grande dimension, dont l’accès au site posait de sérieuses difficultés. Le dépannage a été effectué vers 17 h.

Cet accident relance le débat sur l’aiguillage des GPS pour les poids lourds, mais aussi sur la pression croissante exercée sur les chauffeurs en matière de rapidité de livraison. Une contrainte qui peut les pousser à « tenter le diable » en empruntant des routes manifestement trop étroites pour leurs véhicules.

Publié par Geneviève Le Tiec