Église St Martin

Une église entre art roman et art gothique

Édifiée aux XIIᵉ et XIIIᵉ siècles sur un promontoire dominant une fontaine, l’église est au cœur du bourg qui s’est progressivement développé autour d’elle. Son architecture témoigne d’une transition entre l’art roman et l’art gothique.

Une architecture remarquable

Le clocher, atypique dans la région, se distingue par sa forme de flèche conique couverte d’ardoise. Il fut construit en 1791, après la destruction de l’ancienne structure, probablement un clocher-mur.

Le portail roman, constitué de trois arcs surmontés d’une corniche, est orné de 21 modillons sculptés. La plupart représentent, de manière allégorique, les péchés ; d’autres figurent des animaux ou des objets. Prenez le temps de les observer et de découvrir leurs étonnants détails.

En 1542, l’église primitive fut agrandie par la construction d’une allée latérale au nord. Une meurtrière fut également aménagée pendant les guerres de Religion, témoignant du contexte troublé de cette période.

À la suite du tremblement de terre du 10 août 1759, l’édifice fut consolidé par l’ajout de contreforts latéraux et de pinacles gothiques, ornés de crosses et de motifs en forme de choux-fleurs.

Au XIXᵉ siècle, l’église fut embellie de peintures murales ainsi que de plafonds et de lambris peints.

Un intérieur sobre et harmonieux

N’hésitez pas à franchir le porche et à pousser la porte : vous découvrirez un intérieur marqué par la simplicité et l’harmonie des matériaux et du mobilier.

La pierre calcaire blanche côtoie notamment le baptistère monolithique de 1637, le bénitier sculpté de 1718, l’autel et son mobilier en bois, ainsi que la chaire en noyer sculpté, le confessionnal et le chemin de croix en bois polychrome.

Une importante rénovation, menée par l’AREC à partir de 1972, a contribué à préserver et à mettre en valeur cet ensemble.

Parmi les œuvres remarquables figure le tableau de l’Adoration des Mages, peint à l’huile par le peintre Gayet. Il s’agit d’une copie d’une œuvre du peintre espagnol Jusepe de Ribera.

La lumière entre dans l’édifice à travers des vitraux colorés, dont l’un représente la Vierge à l’Enfant. Daté de 1884-1885, il porte à sa base le blason du château de Carignan.

Une église à l’acoustique remarquable

Au-delà de ses qualités architecturales et artistiques, l’église est également réputée pour sa très bonne acoustique. Elle accueille notamment des concerts d’orgue — l’instrument ayant été restauré en 2000 — ainsi que des concerts de musiques contemporaines.

Un lieu où histoire, architecture, art et musique se rencontrent au fil des siècles.