Histoire Le Bourg et le Hameau de Pierre-Perthuis

Cette petite note fort succincte vous permettra, je l’espère de mieux connaître et donc de vous passionner pour l’histoire de notre commune.

Le territoire de Pierre-Perthuis s’étend sur environ 735 hectares et l’altitude maximum est de 218 m. Il est traversé par la Cure ainsi que par divers rus qui sont ses affluents. La formation géologique de la commune est très variée, elle comprend : du granite, de l’arkose, des roches siliceuses, des calcaires du Lias, des calcaires à entroques, un revêtement d’argiles tertiaires contenant des nodules de minerai de fer (limonite) et la vallée est tapissée d’alluvions anciennes. Les roches siliceuses sont abondantes et on peut y découvrir : de la barytine rose, de la fluorine, des géodes de quartz hyalin, de la galène ou plomb sulfuré argentifère et des carbonates de cuivre. Cette richesse minérale a failli couter sa tranquillité et sa qualité de vie à notre village, il y a une trentaine d’années, une multinationale voulait y ouvrir une énorme mine de fluorine sur les deux rives de la Cure et grâce à un rude combat, nous avons réussi à faire échouer ce projet.

A cinq cent mètres du bourg, à mi-chemin du hameau de Précy-le-Moult, se trouve une arcade naturelle de 6 m sur 8 m, située à environ 20 m au-dessus de la Cure. C’est la « Roche Percée »

 

Selon certains avis, cette curiosité aurait donné son nom au village (Petra Pertusa). Je pense pour ma part que ce nom vient plutôt du ‘’pertuis’’ qui rétrécit la rivière à l’emplacement des deux ponts, dont le petit appelé ‘’Pont Vauban’’ ou Pont de Ternos (de Taranis dieu Gaulois de la foudre), fut bâti vers 1670, contrairement à ce que la présence d’un graffiti daté de 1770 a pu faire croire. Le Grand Pont fut lui bâti entre 1872 et 1874, après de nombreuses péripéties, dont l’effondrement  des échafaudages à cause d’une tornade.