[UN HOMMAGE ÉMOUVANT À OCTAVE NOIR AU CIMETIÈRE]

Publié le jeudi 08 octobre 2026 - Champagne-Mouton

Ce mercredi 7 octobre, une cérémonie empreinte d’émotion et de recueillement s’est déroulée au cimetière, à l’occasion du 110ᵉ anniversaire de la disparition d’Octave Noir, tombé au combat le 7 octobre 1916, à Morval, dans la Somme.

À l’initiative de sa famille, une plaque « In Memoriam » a été dévoilée afin d’honorer sa mémoire et de rappeler son sacrifice pour la France.

L’histoire d’Octave Noir est intimement liée à celle de notre commune. Son père, le lieutenant-colonel Noir, alors conseiller municipal de Champagne-Mouton, avait lui-même dessiné les plans du monument aux morts situé place des Halles.

Un monument d’autant plus symbolique que le lieutenant-colonel avait perdu deux fils pendant la Première Guerre mondiale : Léon, puis Octave, tombés à seulement trois mois d’intervalle sur le front de la Somme. Leurs noms, « Noir de Chazournes », figurent aujourd’hui sur ce monument, témoignage poignant du double deuil vécu par cette famille.

La cérémonie a été ponctuée de plusieurs interventions, notamment la lecture du poème Le Dormeur du val d'Arthur Rimbaud, les prises de parole de Joëlle Hugenell, Suzanne Allain Baillon, de François Lobit, représentant du Souvenir Français, et du Maire.

Six collégiens, accompagnés de M. ULRICH, chef d’établissement, et de leurs professeures, Mmes MOURGUES (histoire-géographie) et BERNE (français), ont également participé à cet hommage en lisant deux lettres qu’Octave avait adressées à ses parents.

Un moment particulièrement touchant, illustrant l’importance de la transmission de la mémoire aux jeunes générations.

La cérémonie s’est achevée par un dépôt de gerbe, une minute de silence et une Marseillaise.

Par cette cérémonie, Octave Noir, mort pour la France le 7 octobre 1916 à Morval, a retrouvé symboliquement sa place auprès des siens. Cette plaque en conserve durablement le souvenir.

En tout, ce ne sont pas moins de 61 Champenois qui furent décimés lors de ce conflit.

Que Champagne-Mouton n’oublie jamais ses enfants morts pour la France