Chapelle

La Chapelle est ouverte tous les jours (en journée).

Histoire de la Chapelle 

La chapelle des Arcis, placée sous le vocable de « NOTRE DAME DU BON SECOURS ou DE BONNE GARDE » a été construite en 1866 sous l’impulsion du curé, Jacques VION, prêtre à Combrand, de 1821 à 1870. Le culte à Notre-Dame du Bon Secours, destiné à protéger d’un grand nombre de maux et de catastrophes, remonte au XIème siècle, mais connait un renouveau comme l’ensemble du culte marial à partir des XVIIIème-XIXème siècles, à la suite de Saints comme Louis-Marie GRIGNION DE MONTFORT (1673-1716), décédé à St Laurent-sur-Sèvre, non loin de Combrand. C’est dans ce contexte qu’est élevée la chapelle des Arcis.  

Le Curé Jacques Vion en fit don à la Commune par acte notarié chez Maître REVERDY, notaire à Cerizay, devant deux témoins, Mr François COUSIN, propriétaire, et Mr Jacques GOULÉ, tisserand.  Cet acte a été enregistré au Palais des Tuileries par le ministre des Cultes, sous NAPOLÉON III « Empereur des Français », le 11 mai 1867.  Jusque dans les années 1960, la chapelle était le point d’arrivée d’une des trois processions qui avaient lieu lors des rogations, ainsi que la procession du 15 août. 

Dans les années 1980-1990, la procession du Chemin de Croix partant de la chapelle, se déroulait le soir du Vendredi Saint, pour se terminer à l’église.

Historique des travaux 

1954 : Restauration de la toiture. 

2009 : Lancement du projet de restauration de la Chapelle, avec l’aide de l’association « Les Amis du Patrimoine Combranais ».

2010 : Début des travaux de rénovation : Renforcement des fondations, révision des ardoises sur la toiture, chantier avec les jeunes et des bénévoles : piquetage des murs et enlèvement des tomettes, rejointement des pierres, peinture des murs à l’intérieur, restauration des corniches internes.

2011 : Installation des nouveaux vitraux. 

2012 : Repose des tomettes avec l’aide de Pascal Roy, carreleur, Jean-Pierre Guicheteau a repeint la porte d’entrée, Gérard Rambaud a restauré l’autel et les bancs, Claude Touzot a réparé les statues et des volontaires les ont repeintes en blanc.  

2013 : Inauguration des travaux réalisés à la Chapelle, aux journées du Patrimoine. 

2023 – 2024 : Pose de dalles de chaque côté de la toiture, remise à neuf de la porte, remise en état des marches, réalisation d’une estrade sous l’autel par Freddy Chiron, entretien de l’espace vert autour de la chapelle

Eté 2024 : Peinture des statues par Françoise Saint Didier

Il n’a pas été possible de faire une restauration à l’identique, les statues ayant été entièrement recouvertes de plâtre quelques années auparavant. Il ne restait aucune trace de peinture sur les statues elles-mêmes. Simplement quelques photos datant de 2009. J’ai donc préféré laisser libre cours à la création. Je suis, en quelque sorte, repartie d’une toile blanche. Néanmoins, je me suis inspirée de livres d’Art et de représentations de tableaux et de sculptures, pour le choix des couleurs. Il s’agit donc d’une rénovation et non d’une restauration. 

Marie 

Les couleurs traditionnelles de Marie sont, d‘une part le bleu pour son côté céleste, et d’autre part le rouge pour son côté terrestre. Je les ai donc choisies d’emblée.  Pour le voile, j’ai utilisé un jaune soleil pour le côté lumineux et aussi pour symboliser la royauté de Marie, par cette couleur or. 

Cette statue est une « Notre Dame du Bon Secours ». Une magnifique représentation se trouve à Mouterhouse en Moselle (cf. image, Wikipédia Notre Dame du Bon Secours). Elle ouvre les pans de son manteau pour accueillir les multitudes qu’elle secourt, guérit ou sauve (comme lors d’une épidémie de peste, par exemple en Sicile en 1626). Elle est également vêtue de bleu, rouge et or. Le serpent qui est à ses pieds correspond au démon. Sur cette statue, elle ne le frappe pas mais l’écrase avec son pied. Pour que ce serpent n’attire pas l’œil, j’ai choisi de le faire couleur sable, comme la très dangereuse vipère de Palestine dont la morsure est rapidement mortelle. 

Sainte Anne 

La mère de Marie avec son doigt levé pour enseigner sa fille. J’ai choisi parmi les nombreuses couleurs de ses représentations le vert et un rouge orangé. Un voile crème pour la différencier de Marie et parce que cette couleur s’harmonise bien avec le vert choisi. Ste Anne est parfois représentée portant Marie sur ses genoux, qui porte elle-même l’enfant Jésus. Elle est aussi parfois porteuse d’une pancarte où sont écrits en hébreu les 10 commandements. Nous avons retrouvé cette pancarte, très endommagée. Pour l’instant, elle n’est pas re-fixée à la statue.

Joseph 

Un manteau (tunique) brun sur une robe de couleur bleu avec la doublure rouge, comme apparemment la statue originale. Un outil de menuisier à la main gauche et le bâton fleuri par la fleur de nard à la main droite. Ce bâton fleuri, qui accompagne souvent Joseph lorsqu’il ne porte pas l’enfant Jésus, est signalé dans un Evangile apocryphe. (Evangile de la Nativité de Marie, au chapitre VII). Selon la tradition, Dieu avait révélé « que tous ceux de la maison et de la famille de David qui seraient nubiles et non mariés, vinssent apporter chacun une baguette sur l’autel, car l’on devait donner la Vierge en mariage à celui dont la baguette, après avoir été apportée porterait  une fleur ». Ce fût donc Joseph.  

Les socles 

J’ai choisi de reprendre pour chacun d’eux des couleurs de l’habillement de chacune des statues : le blanc crème et le vert pour Anne, et le bleu et le crème pour Joseph. Pour relier l’ensemble, j’ai repris le jaune or de Marie. 

Ce fut très agréable pour moi d’effectuer ce travail artistique. Je suis reconnaissante à Mme le Maire, Anne-Marie Reveau, et à sa municipalité de me l’avoir confié et de m’avoir laissé toute liberté. Je les en remercie. J’ai voulu représenter Marie dans toute son humanité, telle qu’elle aurait pu être croisée dans les rues de Nazareth.  

J’ai eu à cœur d’harmoniser les couleurs pour chaque statue et d’assurer une harmonie globale, tout en respectant les couleurs traditionnelles retrouvées dans les tableaux et les statues dans l’Art. J’ai trouvé que les drapés des vêtements de chacune des statues étaient vraiment très bien sculptés. Il ne me fut pas toujours facile de trouver certaines limites entre robe, tunique et rubans noués.

Que celles et ceux qui feront halte dans cette chapelle y trouvent la lumière que j’ai voulu y mettre et la sérénité qu’elle m’inspire. 

Françoise SAINT-DIDIER