PATRIMOINE

Si le mot patrimoine dépasse bien évidemment ici la simple propriété personnelle, il a cependant ce point commun de correspondre à "un héritage" des générations qui nous ont précédés et que nous devons préserver pour le transmettre au mieux aux générations futures. 

Et puis, au-delà même de l’idée de préservation et de transmission, apparaît essentielle celle de constituer, tant individuellement que collectivement, un patrimoine pour demain.
Le concept très en vogue de développement durable est de cette même veine : « Répondre aux besoins des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ».

On "devrait" d’ailleurs parler de patrimoines au pluriel : le patrimoine mobilier et immobilier historique : notre église par exemple, le patrimoine immatériel (nos rites, nos recettes, nos pratiques sociales et associatives, nos fêtes, nos traditions orales), en résumé des patrimoines inéluctablement liés à nous, à nos traces dans et pour la société, des patrimoines liés aux paysages, aux lieux et à la biodiversité que nous modelons de notre réflexion, engagement et moyens respectifs.

 

Connaître et contacter le CAUE de la Corrèze: CAUE

Merci aux architectes conseillères Catherine Deschamps et Margaux Simonin pour leurs nombreux apports et conseils.

 

 Bref historique

Initialement situé au cimetière, le monument aux morts a été implanté sur la place de Dampniat sur délibération du conseil municipal du 22 avril 1923, sous la présidence du maire de l’époque : M. Taurisson. Les travaux se sont élevés à 5102,40F et ont été réalisés par le père d’Emile Barbary : François, entrepreneur de maçonnerie.
Une souscription volontaire a alors été effectuée permettant de rassembler la coquette somme de 1500F.

 

Commémoration du centenaire de la fin de la Grande Guerre oblige...

En cliquant sur le lien suivant, vous trouverez  les quelque 40 planches en version numérique de l'exposition ►"Nos poilus dampniacois"◄

Lesdites planches au format A3 (plastifiées) sont consultables en mairie et prêtables à qui en ferait la demande.

Ce document sera renouvelé autant de fois que ses contributeurs successifs l’auront corrigé et enrichi de leurs propres découvertes.

 

Appel et remerciements sont donc transmis à chacun de nous pour y ajouter encore et toujours tous documents: cartes postales et correspondances de la guerre, photos, médailles et autres souvenirs de nos poilus. Ainsi photographiés ou scannés et aussitôt rendus, ils augmenteront au fil des ans ce premier livre ouvert de notre histoire communale.


L'idée est de donner sens à la lecture des noms du monument aux morts, à savoir être capable d'y associer une appartenance familiale, un domicile ou une simple anecdote de vie.
Et puis, à l’occasion, n’hésitez pas à “porter votre portable” auprès de celles et ceux de votre famille et entourage qui n’ont pas d’ordinateur, pour leur permettre s’ils le souhaitent d’accéder à ce document et à ses différents liens.

 

LISTE DE NOS 62 POILUS ADHERENTS A LA SECTION LOCALE DES ANCIENS COMBATTANTS DE LA GRANDE GUERRE

Document non daté, vraisemblablement de 1930/MD/AD19

Avant l'histoire, l'actualité!

Les vitraux de l'église ont été restaurés. La création pour l'imposte de l'entrée d'un magnifique vitrail à la sobriété cistercienne "impose" une visite toute particulière.

Maître-verrier: Jean-Marie BASSET

Pose des vitraux et raquettes de protection: Décembre 2023

Le vitrail de l'imposte - L'Atelier du Chambon - Jean-Marie Basset - 2023

 

En 1474 : les maçons et charpentiers oeuvrent à la reconstruction de la nef et du clocher, détruits par les conflits anglo-français; la bretèche serait de cette époque (seuls les corbeaux seraient d’origine, le parapet maçonné daterait du XIXème siècle).

 

Chronologie :

  • Début XIIIème siècle : façade ouest, certains blocs de maçonnerie de la nef, chœur et porte sud.
  • XIVème siècle : chapelle sud la plus à l’ouest et porte sud.
  • Dernier quart du XVème siècle (1474 ordre de reconstruire, église ruinée après les guerres) : contreforts ouest et est de l'édifice, mâchicoulis, chapelle sud la plus à l’est.
  • XVIème siècle : chapelles nord.

Extérieur

  • Façade ouest : clocher porche, avec portail protégé par une bretèche.
  • Le clocher abrite deux cloches dont une est datée de 1478.

  • La bretèche, large dispositif de défense, est  accolée au sommet du mur ouest du clocher. Elle se trouve en encorbellement de la paroi grâce à une ligne de 8 corbeaux profilant trois quart de ronds formant mâchicoulis, permettant les tirs fichants.
  • En 1474 : les maçons et charpentiers oeuvrent à la restauration de la nef et du clocher, détruits par les conflits anglo-français, la bretèche serait de cette époque (seuls les corbeaux seraient d’origine, le parapet maçonné daterait du XIXème siècle).
  • Une ligne de modillons supporte côté sud une corniche restaurée récemment, trois présentent des décors (barrique, tête de monstre, élément stylisé).

  • Une baie est encadrée de colonnes engagées surmontées de chapiteaux sculptés (motifs végétaux) et prolongées d'un boudin limousin.
  • Le portail est en arc brisé, encadré de colonnes engagées et prolongées par des boudins (caractéristique régionale).
  • La base de l’archivolte est marquée par la présence de deux têtes sculptées qui représentent un homme et une femme coiffée d’un touret (voile bordé d’un accessoire, le tout ressemblant à une petite tour). Ce type de sculpture qu’il faut rapprocher de la représentation d’Adam et Eve, est présent sur nombre de portails de cette région comme à Malemort ou Albignac.
  • La frise sculptée qui borde l’ensemble présente un décor de motifs végétaux, proche de celui du portail Nord de la Collégiale Saint-Martin de Brive. Ces deux portails pourraient être issus du même atelier de sculpture.
  • Cet ensemble d’éléments indique que le portail daterait du XIIIème siècle.
  • La façade est épaulée de deux robustes contreforts qui dateraient du XIXème siècle.
  • Mur sud : deux chapelles accolées, et la sacristie.
  • Deux modillons sculptés apparaissent dans les murs (tête d'homme grimaçant et tête de femme); il s’agit de réemplois car ils ne soutiennent ni corniche ni poutre, ils sont probablement issus du mur extérieur de la nef qui comporte une ligne de modillons cachée sous la toiture de ces chapelles

             

  • Un cadran solaire (presque effacé) est visible sur le contrefort sud-ouest de l'église.

             

  • Une porte en arc brisé qui évoque le XIVème siècle est percée dans le mur sud, entre les chapelles et la sacristie.
  • A l'est le chevet est plat et présente une baie haute et étroite en plein cintre.
  • Au nord, deux chapelles accolées
  • L'église étant très proche de la bâtisse dite « château de Cosnac », peu d’éléments sont visibles, si ce n'est une petite ouverture surmontant une bouche à feu, au sommet du mur ouest. Les bouches à feu sont liées aux armes à feu primitives apparues à la fin de la Guerre de Cent Ans (1337 – 1453 en Limousin).

             

  • A l'est, une autre ouverture est visible sur le mur. Une porte murée est visible au niveau du mur nord.

             

 

Intérieur :

La nef 

Certains blocs de maçonnerie ainsi que le portail sud (hormis les chapelles) dateraient de la première construction, comme la façade ouest (début du XIIIème siècle). Mur nord et mur sud : traces d'arcs (arcs formerets de hauteurs légèrement différentes) qui laissent supposer la présence de voûtes sur croisée d'ogives, formant deux travées. Une fenêtre au très large ébrasement est toujours présente dans le mur sud. Des traces d’anciennes fenêtres identiques à celle-ci sont visibles ça et là, laissant supposer une symétrie entre les deux murs.

 

Dans la partie proche du chœur, les blocs de maçonnerie particulièrement hétérogènes laissent apparaître un décrochement du mur à mi hauteur, peut être que la construction s’est momentanément arrêtée (par faute de moyens financiers par exemple) ou qu’un pan de mur ou de voûte s’est effondré, impliquant une reconstruction.
Le mur de la façade ouest comporte une tribune, supportée notamment par deux culots de lampe de facture particulière, présentant un décor végétal. Ces culots supportaient vraisemblablement la retombée des croisées d’ogive.

 

Un escalier en vis existe dans le prolongement de la façade ouest, sectionné lors d'un remaniement du clocher, il aurait permis l'accès à un beffroi. Hypothèse de couvrement de la nef (du portail au chœur) : d'abord une voûte sur croisée d'ogive de deux travées, prolongée par une partie voûtée en berceau (?). Il faut remarquer la présence d’encoches alignées dans les murs nord et sud, à mi hauteur, aucune explication n’apparaît pour le moment.

    A noter: Les escaliers en colimaçon des châteaux forts sont en montée dans le sens des aiguilles d'une montre pour une raison militaire défensive : l'épée étant portée à droite, l'ennemi qui montait avait des difficultés à effectuer des mouvements amples contrairement à celui qui lui faisait face.

     

    L’abside

    Elle est d’une largeur légèrement inférieure à celle de la nef. Elle comporte cinq pans et est voûtée en cul de four. A noter, un phénomène particulier et peu commun : le chevet est plat alors que l’abside est polygonale.

     

    2 hypothèses sont possibles :

    • soit il existait un chevet polygonal à l’origine, et il a été enveloppé postérieurement (peu probable),
    • soit le chevet a été construit tel que et on a aménagé l’intérieur pour réaliser la voûte.

     

    Les chapelles

    Mur sud : la chapelle Saint Pardoux la plus à l'ouest daterait du XIVème siècle (elle est construite avec des réemplois : culots de lampes de facture semblables à ceux supportant la tribune). La chapelle Saint Joseph (autrefois chapelle de la Sainte Vierge) la plus à l'est serait du XVème siècle (présente des écussons au niveau de la clé de voûte et des chapiteaux, ces derniers sont lisses, peut être ont ils été martelés à la Révolution ou même jamais sculptés).

     

    Mur nord : les deux chapelles seraient contemporaines et remonteraient au XVIème siècle; elles sont voûtées sur croisée d'ogives, les nervures sont prolongées par des colonnes adossées sans chapiteaux.

    - La chapelle de la Sainte Vierge, chapelle la plus à l'ouest comporte dans la partie supérieure, sous les toits, une petite fenêtre surmontant une bouche à feu.

    - la chapelle du Sacré Cœur, la plus à l'est, est le pendant de la précédente.

     

    Décors

    Fresque XVème, représentation du Christ en majesté, assis sur un trône et  tenant de sa main gauche un globe surmonté de la croix (symbôle des apôtres), bénissant de sa main droite. Il est entouré des 4 évangélistes (Saint Marc est représenté par un lion, Saint Luc par un taureau, Saint Mathieu par un ange, et Saint Jean par un aigle). Retrouvé lors de la restauration de la fresque XVIIème siècle dont il reste la représentation de Dieu le père et des éléments d’un décor floral. Au centre du décor, il y avait une colombe, symbole de l’Esprit Saint.

                  

     

    Une litre funéraire est visible sur les murs nord et sud de la nef à proximité du chœur; aucun blason ni écrit ne permet de la dater ou de l'identifier.

                 

    Une litre funéraire était, sous l’Ancien Régime, une bande noire posée à l'intérieur d'une église pour honorer un défunt. Le droit de litre était un droit seigneurial.

     

    3 vitraux de F. Chigot : années 20-30, art déco, verrier de Limoges; il a travaillé sur la gare des Bénédictins.

    Dans le chœur un vitrail d'un atelier de Toulouse (Gesta) représente le Christ, et dans la partie inférieure le voile de Sainte Marguerite, femme qui a épongé le visage du Christ lors de son chemin de croix, et dont le visage est resté comme imprimé sur le voile.

    Au niveau de la tribune : un vitrail de Notre Dame de Lourdes.

    Plusieurs croix sont sculptées dans les murs; elles ont été gravées lors de la consécration de l'église.

     A noter : deux croix de Malte rouges, inscrites dans un cercle sont peintes sur les murs. Ce sont aussi des croix de consécration.

        

     

    Mobilier

    Autel (consacré en 1886) 

    ​L'autel est en pierre de Poitiers, don d'une paroissienne ursuline de Brive. A noter : la présence d’éléments de fixation sur les murs de l’abside semblent indiquer qu’un retable existait autrefois à cet endroit.

     

    Cloches

    Une cloche en bronze portant des inscriptions (voir ci-dessous) et une représentation de la Vierge à l'enfant, du Christ et de la crucifixion, date de 1478 et a été classée le 12 novembre 1908.

      ​​​​Au premier plan: la cloche de 1478. oct20/RG

     

    Statuaire

    Saint Pardoux (abbé de Guéret) :  Statuette transformée en statuette-reliquaire de Saint Pardoux (fin XVIIème). Ancienne statuette de retable sur laquelle, par ordre de l’évêque de Tulle Monseigneur Bertaud en 1885, on a fixé un petit reliquaire rond avec des reliques de Saint Pardoux prélevé dans une chasse en tôle peinte dédiée à ce saint. On a aussi ajouté un socle. Datée de la deuxième moitié du XVIIème siècle, elle a été modifiée en 1885. Sculpture sur bois, doré et arpenté, verre, relique. Inscription de Saint Pardoux peinte sur le support ajouté au XIXème siècle.

     

    Statue de la Vierge à l'enfant : Bois polychrome et doré, faite à l'origine d'un seul morceau, daté du XVIIIème. Restauré en 2002 2003. La vierge est présentée debout, vêtue d’une robe dorée et d’un manteau à bordure d’hermine, tient l’enfant Jésus sur son bras gauche et présente de la main droite un fruit (pomme ou grenade) à l’enfant vêtu d’une robe bleue.

     

    Plusieurs statues des XIXème et XXème siècles : Saint Joseph, Jeanne d'Arc, Saint Antoine, Sainte Marie, Saint Jean-Baptiste, Jésus.

     

    Tableaux :

    Demi relief de Saint Jean Baptiste et l’agneau

    Sculpture de bois ciré et peint, daté de la deuxième moitié du XVIIème ou de la première moitié du XVIIIème siècle, restauré en 2002 2003; le cadre en bois a été ajouté au XIXème siècle. Le Saint est vêtu de la « melote » (?) (manteau en peau de chameau). De la main droite il montre l’agneau dressé sur ses pattes arrières; de la main gauche, il tient une croix de procession. Œuvre qui pourrait être issue d’un atelier limousin.
    Il s’agit vraisemblablement d’un ancien panneau de retable. Il est signalé dans l’inventaire de l’église en 1905 comme « un tableau de Saint Jean- Baptiste en bois, en vétusté ».

     

    Scène de la visitation

    Devant d'autel (Antependium) représentant la scène de la visitation. Scène issue du nouveau testament. Visite de la vierge (enceinte du Christ) à sa cousine Elisabeth (enceinte de Saint Jean Baptiste). Peinture, huile sur toile non encadrée, restaurée en 2002, 2003. La scène de la visitation s’inscrit dans un ovale se détachant sur un fond imitant un tissu brodé de motifs d’œillets et bordé de dentelle. Au dessus des deux femmes est peinte la Colombe et à l’arrière plan, la maison d’Elisabeth. Œuvre datée de la deuxième moitié du XVIIème siècle imitation des anciens antepedia en tissus brodés. Il peut être comparé à celui de Beaumont (19), classé MH, daté d’après 1665 (même auteur ?), voir aussi celui de Saint Augustin (19), classé MH, daté de 1720. La sainte Vierge vient annoncer à sa sœur qu'elle est enceinte du messie qui va sauver l'humanité.

     

    La Vierge à l’enfant

    La Vierge à l’enfant est entourée des Saint Innocents, dite autrefois la Vierge aux anges. Huile sur toile. La Vierge tient l’enfant sur son bras gauche, elle est présentée dans une nuée peuplée d’enfants. Deux d’entre eux la couronnent, d’autres tiennent les palmes des martyrs. Les saints innocents sont les 144 000 enfants tués sur l’ordre d’Hérode, on les différencie des anges par l’absence d’ailes. C’est une copie fidèle (même format) du tableau de Pierre Paul Rubens, qui pourrait dater du XIXème siècle. L’original daté de 1618 est conservé au Louvre et provient de la collection de Louis XIV (qu’il acquiert en 1671).

     

    Vierge à l’enfant avec Saint Jean Baptiste.

    La vierge est présentée en buste, dans l’ovale formé par la découpe du cadre. L’enfant est assis sur ses genoux, elle tient son voile de la main gauche. Le petit Saint Jean Baptiste, de trois quart dos, regarde l’enfant Jésus. Ecole italienne ? Selon Poulbrière, il a été donné à l’église par M. Guidou. Datation difficile : XVIIème siècle, ou copie du XIXème ? Selon Pierre Curie, il s’agirait d’une œuvre peinte dans l’esprit de Guido Reni, comme en ont peint ses suiveurs (par exemple les Sirani père et fille)et dont le modèle (issu du thème raphaélesque de la Vierge au voile) a été diffusé par les gravures. Thème très connu dans les années 1640 1650.

    Assomption

    Tableau nettoyé en 2025 (Nadine Habault, Sophie Ovtcharenko, Pierre Beynet)

     

    Tableau commémoratif des morts

    Daté de 1920. Monument dédié aux morts de la guerre de 14-18. Plâtre polychrome et doré, moulé. Au fronton : deux anges tenant des palmes, 2 pots (urnes) à feu, sous le fronton : la Vierge et le Christ en croix. Au centre : le coq gaulois et une scène représentant un prêtre donnant l’extrême onction à un soldat mourant. Sur les côtés : un poilu et Vercingétorix. Au dessous deux drapeaux. C’est un des rares monuments aux morts de la première guerre mondiale à iconographie religieuse.

     

    Peintures murales

    Le Christ entouré des symboles des quatre évangélistes et Dieu le père (XVème et XVIIème siècles). L’église possède sur la voûte en cul-de-four de son abside deux étapes de peinture murale. La restauration engagée en l’an 2000 prévoyait de rendre plus lisibles les peintures du XVIIème siècle ; une Colombe, symbole de l’Esprit Saint, prenait place au centre  de la composition et dominait l’autel initial ; en partie basse, Dieu le Père dans un cadre rectangulaire bénissait. L’ensemble était entouré d’un décor floral. Lors du nettoyage sont apparues, sous-jacentes, les peintures du XVème siècle. Le parti de restauration a souhaité mettre en valeur ces peintures, en raison de leur bon état de conservation.


    Le Christ en Majesté, assis sur un trône ocre jaune, bénit de la main droite et tient le Globe de la main gauche ; il est entouré des symboles des quatre évangélistes. Le taureau de saint Luc, l’aigle de saint Jean, l’ange de saint Mathieu et le lion de saint Marc.
    Une peinture murale semblable à celle-ci existe dans l’église de Noailles (au sud de Brive).
    La restauration a conservé en partie basse la représentation de Dieu le Père dans son cadre ainsi que les éléments latéraux du décor floral du XVIIème siècle.


    Sur les claveaux des baies du chœur, des décors peints des tonalités du XVème siècle se voient également. Suivant l’ample mouvement du XVIIème siècle, issu de la fin des Guerres de Religion et les directives issues de la Contre-Réforme, l’église de Dampniat a vu son intérieur remis au goût du jour par la réalisation de nouvelles peintures murales et certainement la création de nouveaux retables dont il reste quelques témoins démembrés dans l’église.

     

    Abside

    Bas-Relief

    Saint Jean-Baptiste et l’Agneau : 

    • Sculpture, bois ciré et peint
    • Seconde moitié du XVIIème siècle, première moitié du XVIIIème (cadre en bois ajouté au XIXème siècle).
    • ISMH 3 février 2004
    • Ce panneau est un élément de retable du XVIIème siècle aujourd’hui démembré. Saint Jean-Baptiste est vêtu de sa traditionnelle peau de chameau, il tient une croix de procession et montre du doigt l’agneau.

     

    Tableau

    Vierge à l’Enfant avec Saint Jean-Baptiste

    • Peinture, huile sur toile. Cadre en bois doré.
    • XVIIème siècle ou copie du XIXème siècle
    • ISMH 3 février 2004
    • Cette sereine représentation de la Vierge avec Jésus et Saint Jean-Baptiste peut être inspirée de la peinture italienne du XVIIème siècle, par ses effets de clair-obscur et une palette chromatique proche de ce qui se pratiquait à Venise.

     

    Nef côté sud

    Antependium

    La Visitation : 

    • Peinture, huile sur toile
    • Seconde moitié du XVIIème siècle
    • ISMH 3 février 2004
    • Le format rectangulaire et le procédé en trompe-l’œil de dentelles peintes attestent de l’utilisation, à l’origine, de ce tableau comme antependium et non comme tableau de chevalet. L’antependium  est une partie du parement d’autel qui couvrait de façon presque complète la face avant de l’autel.
    • La scène de la Visitation représente la rencontre de Marie enceinte du Christ et de sa cousine Elisabeth enceinte de Saint Jean-Baptiste. Au-dessus des deux femmes est peinte la Colombe, qui symbolise l’Esprit Saint.
    • L’ensemble est entouré d’œillets, symboles de la Passion du Christ. Cette fleur, par sa forme, rappelle les clous de la Crucifixion.

                 

     

    Nef côté nord

    Tableau

    Vierge à l’Enfant entourée de Saints Innocents, dite La Vierge aux Anges :

    • Huile sur toile. Cadre peint et doré
    • Copie d’après Rubens, du XIXème siècle (?)
    • ISMH 3 février 2004
    • La Vierge tient l’enfant Jésus, dans une nuée d’enfants. Les Saints Innocents sont les 144 000 enfants mâles tués sur ordre d’Hérode.
    • Cet imposant tableau est une copie de celui de Pierre Paul Rubens conservé aujourd’hui au musée du Louvre. L’œuvre de Rubens, réalisée en 1618, fit partie des collections de Louis XIV avant d’intégrer les collections royales puis nationales. Cette excellente copie (légèrement plus grande que l’original) fut donnée par la Comtesse de Montécot comme l’indique l’inscription fixée sur le cadre.

    Demi-relief

    Plaque paroissiale commémorative des morts de la guerre de 1914-1918

    • Plâtre moulé et peint
    • Environ 1920
    • ISMH 3 février 2004
    • Outre le monument aux morts édifié dans les années 1920-1930 sur les places de village, très souvent, non loin de la mairie et de l’église, pour rappeler à la mémoire des vivants ceux tombés sur les champs de bataille lors de la Guerre de 1914-1918, l’Eglise a voulu rendre hommage à ses Enfants par l’édification de plaques commémoratives apposées dans les églises.
    • Celle-ci est à remarquer par la symbolique du poilu de la grande Guerre auquel répond dans la même posture Vercingétorix, premier grand défenseur de l’unité nationale.
    • Neuf ou 10 noms qui y sont portés ne figurent pas au monument aux morts: Antoine Lachèze, Joseph Rigou, Germain Fadat, Marcelin Arlebois, Pierre Duroux, François Gautherie, Louis Lombarteix, Henri Bernical, Léopold Saule (et peut-être Jean Manière).

            ►Cliquez ici vers l'onglet◄ : Patrimoine/ Le monument aux morts/Nos poilus dampniacois (lien vers exposition centenaire nov2018).

     

    Chapelle de la Vierge

    Statue

    Vierge à l’enfant

    • Sculpture, bois polychrome et doré
    • XVIIIème siècle
    • ISMH 3 février 2004
    • Cette statue était à l’origine faite d’un seul morceau.
    • La Vierge porte l’Enfant sur son bras gauche alors qu’il cherche à saisir le fruit que lui présente sa mère. La Pomme, fruit du Paradis perdu -en latin Malus- possède un affinité de sens avec le mal et symbolise la Rédemption.

     

    Chapelle Saint Pardoux

    Statuette transformée en reliquaire

    Saint-Pardoux

    • Sculpture en bois doré et argenté, verre
    • XVIIème siècle pour la statuette et XIXème siècle pour le reliquaire et le support
    • ISMH 3 février 2004
    • Par sa petite dimension, cette statuette de bois polychrome et doré, est probablement une partie de retable dont il ne reste plus que cet élément en ronde-bosse et le panneau en demi-relief de Saint Jean-Baptiste replacé dans l’abside. En 1885, la statuette de Saint Pardoux fut transformée en statuette reliquaire par l’adjonction d’un médaillon lunule conservant une relique du saint. C’est aussi à cette période que fut certainement refait le socle avec l’inscription saint Pardoux. Elle a été placée sur le tabernacle au XIXème siècle dont les couleurs ont été retrouvées lors de la restauration de 2002.

     

    Saint Pardoux

    • Peinture sur toile, encadrement en bois polychrome et doré
    • XVIIème siècle
    • Le saint est représenté en pied, en vêtements religieux : à la différence de la statuette il est imberbe.  Peint dans un camaïeu de bleu il donne l’impression d’être une statue. Son encadrement fait de bois peint laisse supposer que cet ensemble est un élément de retable. Toutefois les rinceaux et Dieu le Père en bois doré d’une autre facture, ont été certainement rapportés d’un autre retable.


    Vie de Saint Pardoux

    L’église de Dampniat est placée sous le vocable de Saint Pardoux, saint très vénéré en Limousin. Né en 657 près de Guéret, Pardoux, atteint par une branche, perd la vue vers la fin de sa vie. Devenant ermite il se réfugie dans la prière. Dieu lui offre alors le don de guérison par imposition des mains. Après son ermitage, il est imposé à la tête du monastère de Guéret avant de mourir vers 738.
    Il est le patron des aveugles, des borgnes, mais aussi des lépreux car cette maladie affecte la vue; les paysans avaient aussi recours à lui contre la sécheresse.

     

    Sources :

    • le dictionnaire des paroisses du diocèse de Tulle de l'Abbé Poulbrière,
    • l’étude du mobilier et l’intervention de Martine Chavent,
    • l’intervention de Yasmine Labrousse du Pays d’Art et d’Histoire Vézère Ardoise,
    • le livre de Catherine Combrouze sur les fortifications dans les églises du Limousin,
    • l’ouvrage des services de l’inventaire de la DRAC sur la collégiale Saint Martin de Brive,
    • les observations formulées sur site par Yvette Vidalie, Pierre Beynet et Wilfried Leymarie.

     

    DOCUMENTS D'ARCHIVES AU SUJET DE L'EGLISE DE DAMPNIAT

    Extrait du Pouillé de Nadaud, diocèse de Limoges, bulletin de la Société Scientifique et Archéologique du Limousin, 1846

     

    Pour parler de la dîme

    L'archiprêtre étant curé de Dampniat reçoit la dîme de la paroisse moins un quart qui est inféodée, c'est à dire possédée par les seigneurs de Dampniat.

    La dîme est divisée, comme partout, en quartiers:

    1- Dampniat       2- Coignat     3- Le quartier bas        4- le quartier de la Chapelle (aux Brocs) qui n'est pas paroisse       5- le quartier au-delà de l'eau?

    Le curé-archiprêtre perçoit la dîme des grains, des agneaux et du lin qui devait être assez cultivé. "Il doit être livré bien peigné"./MG

     

     

    Délibération de l'assemblée des paroissiens au sujet des frais de réparation de l'église et de la nomination du nouveau syndic fabricien/ 1787

    Transcription: Isabelle Massé. Cliquez ci-contre: ► acte notarial 1787

    Un syndic fabricien est la personne chargée des intérêts matériels de la communauté religieuse du village (fabrique); c'est donc le sacristain intendant de l'église.

    Ce four banal antérieur à 1824 appartient aux habitants de Coignac. Il est situé en cœur de hameau ancien et est entouré de bâtis et de terrain agricole. Il possède une bonne accessibilité car à proximité immédiate d’une voirie communale.

     

    Cet édifice possède une qualité architecturale moyenne et a un intérêt historique pour les habitants de Dampniat et plus particulièrement ceux de Coignac, qui se souviennent du temps où une partie du village se réunissait pour cuire le pain et diverses pâtisseries et se retrouvaient tous autour d’une table. Les dernières fournées datent des années 80.

    La maçonnerie est en pierre de taille et moellon équarri, les matériaux utilisés sont de type schiste, grès et brique.

    Les travaux de restauration réalisés en 2012 ont suivi les préconisations du CAUE. Seule la couverture sera entièrement reprise en ardoise de pays; entièrement dégradée, elle était en tôles à base de goudron. Le but de ces travaux a consisté à redonner au four son aspect d’antan en respectant les matériaux ainsi que le mode de travail de l’époque.

    Cliquer ci-contre pour accéder à la fiche de synthèse du CAUE 19 → Four de Coignac

     

    D'autres fours banaux sont "encore debout" dans différents villages de Dampniat: La Vaurie, Confolens, Le Bouyssou (où il a été récemment restauré sous l'égide de la municipalité)

    Ils sont les marqueurs d'une époque passée où les boulangeries n'existaient pas encore.

    Four banal du Bouyssou : avril2023/PB

     

    Four banal de Confolens, le laissé-pour-compte : oct2020/PB

    Un clin d'oeil reconnaissant à la famille Giraud pour près d'un siècle et demi de présence et de bon pain à Dampniat

     

    Qui de nous et de nos aïeux n’a pas connu la boulangerie Giraud,

    - depuis Françoise Giraud (1865),

    - ses fils Gabriel (1893) et Louis (1895),

    - son petit-fils Antoine (1903) et sa femme Irène,

    - son arrière-petit-fils Jean-Paul (1945-2018) qui a pris sa retraite le 31 mars 2005, et bien sûr sa femme Solange.

    Pendant plus d'un siècle, 140 ans très exactement, le pain, tourtes, tartes feuilletées aux pralines et autres gâteaux de la boulangerie Giraud ont été plébiscités de tous, y compris de nombreux habitants des communes avoisinantes.

    Et puis Jean-Paul avait le sens du contact et du service à la population, d'où les nombreuses tournées qu'il affectionnait et qui ont grandement participé à sa renommée.

    Le fournil de Jean-Paul a été construit en 1971. Précédemment Jean-Paul et son père Antoine  ne disposaient pas des infrastructures mises en place, mais la qualité de leur pain et de leur gâteaux n'en "pâtissait" en rien.

    Irène, la femme d'Antoine, vendait le pain dans un petit cabanon situé au niveau de la cour intérieure actuelle, avant que Solange ne relaie sa belle-mère dans la boulangerie aménagée au rez-de-chaussée de la maison du 13ème siècle que chacun connaît.

                                            

    Jean-Paul en tournée à la Renaudie (avec Mme Boissière)               Une pièce montée "d'anthologie "

    5 décembre 1970/SG                                                                Janvier 1999/SG

     

                    

                 Jean-Paul et sa petite nièce en mars 2005,                   La boulangerie (bâtisse du 13ème siècle)

                 quelques jours avant  son départ à la retraite

                (31 mars 2005)/SG

    LES MOULINS DE DAMPNIAT SUR LA ROANNE... OU SUR LE COYROUX: GENERALITES & ARCHIVES (AD19)

     

    Relevé des moulins sur la Roanne, manque celui du Sapinier; est noté celui du "petit étang" 1865/AD19

     

     

    Tableau des prises d'eau sur la Rouanne (Roanne), 1894/AD19

     

    Nb: Le moulin dit "du Petit-Etang" pourrait être celui du Bourret.
     

    LE MOULIN DU SAPINIER

     

        

    Moulin du Sapinier :  Vallée de la Roanne, Dampniat/G&MM

    Historique: Imitant les castors qui peuplaient autrefois nos rivières, les petits moulins, tout en produisant de l'énergie verte contribuent à la richesse de la biodiversité. Les moulins ont souvent changé de nom au fil du temps. Le Moulin du Pré s'est aussi appelé moulin de Roanne.Le premier propriétaire connu du moulin du Sapinier est Mercure Bouyssou 1693-1758, habitant au village de Roanne, avant de passer par alliance aux Jubertie, véritable "dynastie" de meuniers. "Sapinier" était le sobriquet de son grand-père Jean Bouyssou (1622-1692)  décédé au moulin du Pré d'où probablement le nom actuel du moulin.

    A cette époque il produisait de la farine, de l'huile de noix, et devait laisser s'écouler de l'eau tout le long de son canal, ainsi qu'en aval pour l'irrigation .
    En 1857 M. Laffargue ingénieur des ponts et chaussées le transforme en moulin à papier de paille .
    En 1887 M. Jean-Baptiste Denis en fera une importante carderie employant jusqu'à 20 ouvriers, l'équipera d'une turbine et produira ainsi son électricité jusqu'en 1965.
    Puis le moulin est devenu un repaire de malfaiteurs que la police démantèlera en 1984.
    Aujourd'hui le moulin, propriété de Georges & Mireille Markarian, produit une électricité verte et est ainsi autonome.

    Usine du Chapinier (du Sapinier) et son canal d'alimentation en eau /G&MM

     

         

    Moulin du Sapinier: Alors usine à papier de paille, 1857/G&MM         Moulin du Sapinier: Alors filature de laines, fabrique de draps et       

                                                                                                           couvertures,  Eugène Denis/G&MM

                                                                                                         

         Moulin du Sapinier: Alors devenu une importante carderie, Jean-Baptiste Denis, 1892/G&MM

     

     

    LE MOULIN DU JUGE

    Moulin du Juge: Vallée de la Roanne, Dampniat /A&LG

     

    Moulin du Juge, plan d'ensemble de 1906, Vallée de la Roanne, Dampniat/ AD19

     

        

    Moulin du Juge, Vallée de la Roanne, Dampniat; rapport technique du subdivisionnaire en vue de la reconstruction d'un barrage d'usine, 1906/AD19

     

    LE MOULIN DU BOURRET (alias MOULIN DU PETIT-ETANG?)

    Moulin du Bourret, Dampniat,  Plan de situation de 1888 suite à demande de barrage pour irrigation de la part du sieur Joseph Taurisson (agriculteur et négociant), La Jubertie/ G&MM

    Le moulin du Bourret n'est pas situé sur la Roanne mais a fonctionné via un canal d'amenée depuis le ruisseau du Coyroux.

    Il aurait fonctionné via une petite retenue d'eau sur le Coyroux (visible sur le plan ci-dessus), d'où son appellation possible de "Moulin du Petit-Etang".

     

     

    Moulin du Bourret, Dampniat, Rôle de la taille 1760- Le moulin du Bourret est alors possédé par Etienne Jaubertie, meunier. /GM

     

     

    (RE)DECOUVERTE DU MOULIN DU MOULINET, EN AMONT DU MOULIN DU BOURRET, SUR LE COYROUX

    Le moulin du Moulinet est dénommé "moulin du Moulinot" sur un document de 1872.

         

     

    Moulin du Moulinet: Un mur en ruine pour seul vestige, oct20/M&GM   Dérivation du Coyroux pour alimenter le moulin du Moulinet./M&GM

     

    Le moulin du Moulinet est le premier moulin en tête du Coyroux , sur la commune de Dampniat qu'il surplombe de plusieurs dizaines de mètres. L'endroit est très sauvage, magnifique.

    Le bief du moulin du Moulinet est une dérivation située juste à l'aval du moulin de Lagier à la limite d'Aubazine. /M&GM

     

    LE MOULIN DU PRE, EGALEMENT APPELE  MOULIN DE ROHANNE

    "Le Moulin du Pré est nommé le moli del prat en langue d'oc, il apparaît sous ce nom en 1649; d'après les archives il a toujours été moulin à farine et à huile.
    Nous l'avons acquis dans les années 1960.
    Il a tourné  jusque dans les années 80, puis nous l'avons laissé à l'arrêt. En 2007, nous avons entrepris la restauration de la turbine et de la chambre d'eau. La turbine  type FRANCIS est d'origine (probablement année 40/50)
    Malgré un séjour très prolongé dans la boue, elle tourne toujours !!! En ce qui concerne la digue, elle est aménagée avec une passe à poissons." /G&ChB

     

         

    Moulin du Pré: vue aérienne G&ChB                                         Moulin du Pré et son canal d'amenée G&ChB

     

         

    Moulin du Pré: Canal gelé en 2012/ G&ChB                                              Moulin du Pré: Chute gelée du trop-plein en 2012/ G&ChB

     

    Moulin du Pré: Statistiques des usines sur cours d'eau non navigables, 1871. /G&ChB

    Sont mentionnées sur ce document 4 paires de meules à céréales et 1 meule verticale pour l'huile.

     

    Moulin del Prat: Registre paroissial lié à l'enterrement le 13 novembre 1741 d'Antoinette (3 ans), fille de Jean Teyssendier, meunier/ AD19-G&ChB

    Moulin du Pré: Registre paroissial attestant la naissance le 5 mars 1699,  de Pierre Monteil, fils d'Etienne Monteil, meunier au Moulin du Prat

    Des registres paroissiaux antérieurs (1649 etc.) mentionnent la présence de meuniers au Moulin du Prat. / AD19-G&ChB

     

    Renouvellement d'arrentement du Moulin de Rohanne (9.02.1791)./MG

    Par devant les notaires royaux soussignés dans la ville de Brive, département de la Corrèze le 9.02 de l'an mill sept cent quatre-vingt-onze après-midi régnant Louis seize par la loi constitutive de l'Etat roy des Français

    Présent Jean Teyssandier, meunier habitant le moulin de Rohane, paroisse de Dagnat, représentant Petit Jehan Teyssandier en son lieu et place reconnaît être redevable annuellement et à présent et à jamais envers Henri Gabriel de Cosnac, colonel attaché au régiment de royal cavalerie, habitant en son château du bourg et paroisse de Cosnac, ici présent stipulant et acceptant, représentant feu Mr Jean de Cosnac, seigneur marquis dudit lieu, Enval, Dagnat, La Guesle, le Chariol, St Rémy et autres places, ayeul dudit Henry Gabriel de Cosnac

    de 120 L, 6 chapons, 100 oeufs, le tout annuellement conformément au titre d'arrentement du Moulin de Rouhane consenti par ledit feu seigneur marquis de Cosnac audit feu Petit Jean Teyssandier le 16.03.1728 retenu et expédié par Taurisson, fait et passé au bourg de Dagnac, vicomté de Turenne (cy-devant) pour lors

    Les 120 L en 2 pacts égaux le 1er le 3.09 puis le 3.03, les chapons à Noël, les oeufs à Pâques.

    Ledit Jean Teyssandier s'oblige d'aprêter les draps que fera faire ledit Henry Gabriel de Cosnac dans sa maison, au foulon qui est compris dans ledit arrentement à ses frais, aussi moudre audit moulin tous les grains nécessaires dans le cy-devant château, dont ledit henry Gabriel en par ce dernier donnant 1 quarton par 20 quartons pour sa mouture ou venir chercher les grains et les rapporter au cy-devant château de Cosnac, avec obligation de les prendre et de les remettre au poids.

    Formules juridiques

    Teyssandier ne sait pas signer. Henri Gabriel signe.

    Muzac notaire royal (public) de Brive

    Brive 14.02 reçu 18L 15s  6 Maillutard

     

    LES MOULINS DE SAINTE-MARIE ET DE CONFOLENS (PROPRIETE DE MR CASSARD)

    Moulin de Sainte-Marie ▲  et moulin de Confolens ♦,  Dampniat / G&MM

    Le moulin de Sainte-Marie a alors vocation de filature et aurait été propriété de Mr Golfier (...1903 -1922... ).

    Auparavant... Le 18 mai 1870 l'abbé Marie Fortuné de Lassave, ancien premier aumonier du collège impérial de Versailles vend à Mr Louis Marie Dumont une usine de papier de paille sur la Roanne et une annexe sur la Corrèze au Chambon St Hylaire. Le 26 décembre 1884 la société des papiers de paille, rue Richet à Paris, vend par adjudication le moulin de Sainte-Marie à Mr Laur Hyppolyte. /GM

     

    Le moulin de Confolens, moulin à papier de paille (1824) puis filature (1894). D'abord propriété (?) du minotier Favarel (► annuaire Corrèze 1903 ) puis propriété de Gaston Cassard, le moulin à papier de paille de Confolens (dit moulin de Favarel?) a ensuite évolué au fil des décennies vers l'usine à papier Cassard connue de chaque Dampniacois.

     

    LE MOULIN DU PETIT ETANG

    Cet ancien moulin (parcelles 804, 805, 806, 718 sur le cadastre Napoléon de 1824 ci dessous) était situé au hameau du petit Cayre. Il fonctionnait avec une meule et produisait de l'huile de noix et de la farine (côte d'archive 9M1). Il n'était pas situé sur la Rouanne comme indiqué sur le relevé des moulins de la Rouanne de 1865, mais sur un petit ruisseau nourri par les sources du hameau de  Lacoste qui alimentaient son petit étang. Celui ci  existe encore de nos jours et ses eaux rejoignent la Loyre.

    Ce moulin, qui n'existe plus, a également disparu de la mémoire collective. Il jouxtait la chaussée : digue bâtie en brasier. Ses pierres ont sans doute été réutilisées car c'étaient de beaux moellons de grès  comme ceux de l'ensemble des  constructions de ce très beau site et  qui témoignent  de l'importance du domaine de Mr Roumignac Philippe Léon .

    Cadastre napoléonien, 1824: vue du petit étang

     

    Réservoir du Moulin du Petit étang: août2023, photo GM

     

    Un petit étang, toujours “peu ou prou” alimenté: Août 2023, photo: GM

     

     Moulin du petit étang: les seules ruines existantes. Août 2023, photo: GM

    La gare du Bourret et le tacot

             

    Gare du Bourret non gardée (3ème classe)                                              Le tacot: la locomotive Piguet "en réapprovisionnement d'eau".

    Elle est constituée d'une halle à marchandises et d'un abri couvert non fermé, avec un petit local pour les billets.

    Mise en service du tronçon Aubazine-Le Bosplos : 20 novembre 1913
    Arrêt d’exploitation de la ligne : 1er mars 1933

    La gare du Bourret est située en bordure de la RD14, dans la vallée de la Roanne.

    C'est le second arrêt sur Dampniat après le départ du tacot de la Gare d'Aubazine. Le premier arrêt était à la demande, au lieu-dit "La Cave".

    Restauration:  En 2001, la gare du Bourret a été restaurée de façon remarquable par son propriétaire André Barret († 12 avril 2015). Lors de l'inauguration de la gare, André a commenté: "... J'aurais pu prendre la décision de démolir ce qui n'était alors qu'un bâtiment en piteux état, mais j'ai toujours pensé que cette gare ne m'appartenait pas vraiment mais appartenait à nous tous qui en avons la mémoire ou qui l'avons utilisée..."

    Quelques "anecdotes":
    - 2882 voyageurs de 1926 à 1930
    - incendie  du 17 août 1923 causé par des flammèches échappées de la locomotive.
    - accident du 12 juin 1925 au moulin du Sapinier : chute d’un voyageur descendant du train en marche pour récupérer un paquet qu’il venait de laisser tomber.

    Le tacot sur le viaduc des Rochers Noirs à Soursac, cinémathèque de Nouvelle-Aquitaine.

     

    Pour se remémorer le temps du tacot:  Cinémathèque, mémoire filmique de Nouvelle Aquitaine, 1959, cliquez ici ►Le tacot corrézien

    Il ne s'agit pas de la ligne Gare d'Aubazine - Le Bourret - Beaulieu mais le train et l'ambiance sont quasi identiques.

    Faites donc une halte à la croisée des chemins
    Les meilleures portes pour la découverte et la connaissance d'un lieu sont certainement celles qui sont ouvertes par les gens qui y vivent. Ainsi Jeannette Mirat et Georges Jalinier aiment beaucoup raconter la vie d'antan et s'en acquittent avec une mémoire remarquable.


    Un témoignage discret de la vie populaire
    Ils se souviennent par exemple des diverses processions et dévotions de printemps à différents points de la commune, toutes révolues aujourd'hui. Les croix qui jalonnent nos petites routes sont des témoins de la vie passée, pour une part dissimulée sous le lichen qui les recouvre. On les trouvere à la croisée des routes et des chemins ou à l'entrée de certains domaines privés.
    La commune de Dampniat en recense plus d'une dizaine, les unes parfois restaurées, voire fleuries, les autres tombées dans l'oubli.
    Les croix sont des marqueurs historiques et religieux de christianisation souvent érigées au bord de très vieux itinéraires. Beaucoup ont souffert ou disparu à la Révolution avant d'être remise en lumière au cours du XIX e siècle.
    Jeannette Mirat se souvient des rogations : « Trois jours avant l'Ascension, des processions étaient organisées aux croix du Chambonnet (route du stade), de Laval et de la Garenne. On les appelait rogations. Elles avaient pour objet de demander un climat favorable, une protection des récoltes, notamment des moissons… ». Cela est à situer dans un contexte où la grande majorité de la population vivait encore de la terre.
    « Le jour de l'Ascension une procession avait lieu aux croix de Lacoste. Cette pratique a pris fin dans les années 1950, précise Georges Jalinié. Pour Pentecôte, la procession allait jusqu'à la croix de la Sénéchale et pour la Saint-Jean, c'était à la croix de Lafarge ».
    En cas de sécheresse, des processions étaient organisées à la croix Saint-Jacques.
    La grande croix du bourg correspondait à la dernière station du défunt avant son enterrement dans le vieux cimetière encore situé sur la place actuelle en ce début de XIX e siècle.
    Dans tous les cas, à l'occasion d'une balade n'hésitez pas à faire une pause à la croisée des chemins. Les croix ont tant de choses à raconter.

                 

    Croix du Chambonnet                                                                                      Croix de la Sénéchale (restauration: Georges Jalinié)

          ​​​​Croix de la place (dos)                                                                         Croix de Lacoste

     

           Croix de Laval                                                                                     Croix de Lafarge

     

          

    Croix Saint-Jacques                                                                              Croix de "Chez Blavignat"

     

        

    Croix de la Garenne: Carrefour RD 162 - route de la Garenne                             Croix de Coignac sur une base circulaire (ancienne meule?)

     

    Croyances et superstitions: un exemple à la croix du Chambonnet (années 1890)

    Propos de Marie Gernolles, La Francie, (1903-1989), enregistrement déc1981/PB. C'est ici ►  Rencontre au Chambonnet

    DAMPNIAT: UNE TRES ANCIENNE COMMUNE RURALE DE CORREZE...

    Présomption d'occupation humaine de la préhistoire au Moyen-Âge. Dampniat, septembre2020/PB

    Carte établie à partir d'indices toponymiques (nom de lieux et/ou de parcelles), archéologiques (vestiges) ou liés à la tradition orale.

     

     Dampniat: Le Bos viel, découverte de 2 haches polies, non datée précisément, photos à venir.

    Seule découverte de cette période connue à ce jour sur Dampniat, en vis à vis  de matériel lithique découvert de l'autre côté de la Loyre au Pont du Cayre (Moustérien?)

    "Il apparait que de tels outils de pierre (taillée ou polie) ont été parfois placés sur les linteaux de portes d'étables pour se protéger de la foudre"./PB

     

    Dampniat: Tuiles romaines à rebord (tegulae), La Fontaine du Puits, hiver 1993/PB

    Des travaux d'adduction d'eau ont permis la découverte de tuiles, clous et poutres conservées dans une épaisse couche d'argile à plus de 2m de profondeur.

     

    Dampniat: Effondrement sur la place, en bordure de RD162, sans doute un souterrain. 03juillet2017/PB

    Dampniat compte nombre d'autres souterrains médiévaux: le bourg, Lacoste, Le Mas, Laval (2), Taurisson(2) etc.

     

          

    Dampniat: Souterrain découvert à l'occasion de travaux, juillet2010/PB

     

    Dampniat: gisement fossilifère à Estheria (petit crustacé vivant il y a environ -370 millions d'années). Photo: G&MC

    Dampniat a une géologie variée et intéressante.

    Elle se situe au contact de 2 zones géologiques que sont le bassin sédimentaire de Brive et la zone métamorphique du Bas-Limousin (G&M C)

     

    Potager: Découvert à Confolens (printemps 2022) à l'occasion de travaux de terrassement. Photo: PB

    Le potager est un appareil de cuisson ancestral en maçonnerie, sorte de table de cuisson servant à faire cuire le potage, mais aussi toutes préparations contenues dans des marmites, grils ou poêles à frire. Dans cet ancêtre du fourneau et de la cuisinière apparu au Moyen Âge (mentionné comme four à potages dans les textes de cette époque)1, la chaleur était fournie par des braises placées dans la partie basse du dispositif.

    Les potagers étaient construits en pierre, comportant un ou plusieurs emplacements (creusets) pour les braises et surmontés d'un plan de cuisson percé de trous pour poser les marmites. Ils pouvaient être de dimensions modestes ou au contraire très imposants. On les trouvait dans les foyers de toutes origines sociales.

    UNE GRANDE VARIETE DE ROCHES

    Carte géologique (BRGM), Zoom sur Dampniat.

    Parmi les roches observables sur notre commune sont: 
    une roche plutonique : la tonalite à gros grain (Le Petit Cayre). η2 : zone orange

    des roches métamorphiques :
    - des gneiss variés et intercalations de micaschistes, à biotite ou à deux micas, à grenat et rare disthène.  ζ2 : zone verte

    - des leptynites fines à albite-oligoclase ("Leptynites de Vergonzac"), avec fréquentes intercalations d'amphibolites. λ3: zone jaune

    des leptynites roses à microcline (leptynites d’Aubazine). Λ4: angle NE de la carte, zone ocre
    des quartzites feldspathiques et micaschistes à 2 micas. X 2 ƺ1-2 : angle NE en vert
     

    des roches sédimentaires :
    - des grès rouges inférieurs, autunien. r1a: zone gris foncé
    - le calcaire saint Antoine, autunien. r1b : zone rouge mince et en "2 langues" au bas de la carte
    - des grès à Walchia, autunien. r1c: zone gris clair
    - des alluvions et colluvions récentes dans les vallées. (Fx, Fy): zone blanche, angle SO de la carte 

     

    L'ANCIENNE CARRIERE DE MEULES EN GRES FIN DES MOLIERES

    La grande finesse du grès du secteur des Molières (en bordure de RD 921) a favorisé l'exploitation du site à compter du 19ème siècle, tant pour les meules à aiguiser que pour les meules à moulins.

    (Mention -parmi d'autres- dans le livre d'Adolphe Joanne, Géographie du département de la Corrèze, 1873/Hachette)

       

    Site des Molières:  Dampniat, septembre2020/PB

      

    LES BLOCS DE TONALITE DU PETIT CAYRE 

    Site du Petit Cayre: Dampniat, septembre2020/PB

    Tonalite: Elle est souvent présente dans les murs des vieilles habitations de Dampniat.

     

    Pour en savoir plus sur la géologie de Dampniat, "piochez donc ci-contre"  ► Sortie géologique avec Maryse et Guy Chantepie (nov 2012)

    Ou alors, parcourez le livre de Georges Mouret, imprimerie nationale/1891,  pages 225 à 247:

    Le bassin houiller et permien de Brive, de "la Rouanne" à la Corrèze. ►Cliquez ici

    Pose d'un nichoir à effraies dans le clocher de l'église: 31 janv 2026

    Merci à Arnaud Agu, Didier Renson (LPO19) pour la volonté, la mise en oeuvre et la pose, à Richard Godart pour les photos

    En construction!

     Photo: Pierre Soulier LPO19

     

    Une collection exceptionnelle et dampniacoise d'insectes de toutes les couleurs et que peu d'entre nous observent

    Un trésor à découvrir, rubrique insectes

     

    Une fourmi de dix-huit mètres avec un chapeau sur la tête, ça n'existe pas, c'est pour ainsi dire d'accord!

    Mais, saviez-vous que 22 espèces différentes de fourmis ont été recensées sur Dampniat au cours du mois de juillet 2022.

    Merci à Philippe Wegnez / Museum d'Histoire Naturelle du Luxembours / zoologie des invertébrés

    Pour en savoir davantage, cliquez sur l'image ci dessous

    Fourmi temnothorax aveli

     

    LE HERISSON RISQUE FORT DE DISPARAÎTRE D'ICI 2050, LIRE CI-CONTRE ►Où êtes-vous, hérissons?

    Merci de nous adresser vos observations et photos de hérissons.

       

    Lire, observer, connaître, c'est déjà agir un peu. 

     

    OBSERVATION EXCEPTIONNELLE: UN VAUTOUR FAUVE AU-DESSUS DU VILLAGE DE LA FRANCIE A DAMPNIAT

    Le vautour fauve était en train "de se faire disputer" par une corneille, petits déboires également fréquents en septembre

    à l'encontre de quelques cigognes noires de passage...

    "...La population de vautours fauves est actuellement à saturation sur les grands causses, aussi les retrouve-t-on parfois jusqu'à la frontière belge..." /DR

     

     

    Dampniat, la Francie, vendredi 18déc20, 16h31, photos GM

     

      INPN ► Cliquer ici

    INPN Espèces est la seule application permettant de découvrir l'ensemble des espèces de la faune et de la flore françaises (métropole et outre-mer) à travers leurs caractéristiques, leur répartition ou encore leur statut de conservation.

    Grâce à une entrée facilitée par l'image et à une géolocalisation depuis son mobile, chacun peut ainsi en un clic mieux connaître la nature autour de soi.

    Entamer une collection d'images de biodiversité, c'est s'engager dans une belle histoire naturaliste sans fin.

    Voici quelques premières photos qui ne demandent qu'à être accompagnées par de très nombreuses autres, toutes prises bien évidemment sur le territoire communal.

    Alors, si au cours d'une balade, de façon fortuite ou ciblée, vous avez l'occasion de photographier tels fleur, plante, arbre, roche ou animal de toute taille, n'hésitez pas à nous faire parvenir votre (vos) photo(s) en mairie, avec le lieu et la date de la prise de vue. Le nombre de photos augmentant , elles sont en cours de classement.

    Pl@antNet

    L'application Pl@ntnet fonctionne via un outil de reconnaissance visuelle. Le principe est simple. Il suffit de prendre une photo avec son Smartphone, de préciser s’il s’agit d’une plante, d’une fleur, d’un fruit ou d’écorce, puis de lancer la recherche pour en savoir plus. L'outil compare la photo avec toutes celles de sa base de données et propose plusieurs résultats ressemblants. L'application gratuite, disponible depuis 2013 sur iOS et Android, a notamment été développée par l’Inria, l’INRA, le Cirad, l’IRD et Tela Botanica, un réseau regroupant des botanistes amateurs. Les images envoyées viennent également enrichir la base de données de Pl@ntnet, qui répertorie actuellement autour de 13 000 espèces de plantes.

    Birdnet

    L'application Birdnet est une application mobile pour Android (pour ceux qui possèdent un Iphone, il existe aussi Cui cui) développée conjointement par le laboratoire d’Ornithologie de la prestigieuse université de Cornell (USA) et l’Université Technologique de Chemnitz (Allemagne). Il s’agit donc avant tout d’un projet de recherche visant à assister les ornithologues et scientifiques dans leur travail d’analyse et de protection des oiseaux en Europe et en Amérique-du-Nord. Mais l’application et les résultats sont accessibles au grand public pour notre plus grand bonheur. À l’heure actuelle, l’application permet d’identifier près de 1000 espèces d’oiseaux. Pour cela, elle utilise l’intelligence artificielle et les réseaux neuronaux pour permettre aux ordinateurs de “reconnaitre” les chants. Costaud. Les créateurs, Stefan Kahl, Shyam Madhusudhana et Holger Klinck, prévoient d’ajouter de nouvelles espèces à leur “catalogue” très prochainement.

    Groupe Mammalogique et Herpétologique du Limousin ATLAS GMHL

    De très nombreuses photos de la faune limousine Collectif Faune-Limousin.eu  Faune limousine

        Petit collier argenté: Dampniat-Bourg /06août2022/CD

     

    Silène: Dampniat-la Francie, 13juin2022/PB                                 Grand sphinx de la vigne (grand pourceau): Dampniat (école), 

                                                                                                    10juin2022/ChD

      Chenille de cossus gâte-bois (7 cm, papillon nocturne):                   Bombyx du chêne: Dampniat, août2021/PB

      Dampniat, 16 oct2021/GM

     

         

      Chenille de Sphinx à tête de mort: Dampniat, juillet19/MS Longueur: 7 cm; trouvée sur des feuilles de haricots verts

     

    Papillon Cuivré commun: Dampniat, nov20/PA

     

    Papillon Souci: Dampniat, nov20/PA

     

    Papillon Vulcain: Dampniat, nov20/PA

     

    Papillon Sphinx-colibri: le champion du vol stationnaire, Dampniat, nov20/PA

     

    Vanesse du chardon: alias "Belle-Dame", Dampniat, mai2017/RG

     

    Machaon: Dampniat, juillet2018/RG

     

    Sphinx du tilleul: mâle, Dampniat, juillet2018/RG

     

    Argus bleu: Dampniat, juillet21/PB

     

      

    Grand paon de nuit: Le bourg, mai2021/PB                                         Ce ne sont pas des yeux, mais des ocelles dessinées sur ses ailes.

    Grande sauterelle verte: Dampniat, le Temple, 19août2023/RG

     

    Scarabée rhinocéros Dampniat, La Francie, 17août2022/GM

     

    Mécomène fragile femelle prédaté par une fourmi rousse qui lui sectionne les pattes. Dampniat, La Francie, 07juillet 2022/PB

     

    Abeille bleue perce-bois (xylocope): Dampniat, la Francie, avril2022/PB

     

    Phasme: Insecte à l'appellation "d'insecte bâton",  La Francie, sept2019/PB

     

      

    Mantes religieuses: Dampniat, oct- nov2020/PB

     

    Libellule: Instant "magique" où la libellule quitte son exuvie, Dampniat, avril2007/RG

     

    Essaim d'abeilles: Environ 15000 abeilles autour de leur reine, Dampniat La Francie, avril 2021/ED

     

    Hanneton: Dampniat, La Francie, 1er mai2021/GM

     

    Punaise arlequin:  La Francie, Dampiat, 6août2021/PB

     

     

    Sésie de l'oseille                                                                              Téléphore moine

    Oedémère noble                                                                            Coccinelle à 7 points                                                                           

     

    Scarabée velu                                                                                 Clairon des abeilles                 

     

    Proscris de l'oseille                                                                         Hoplie bleue 

    Coucou gris: La Francie, avril 2023/PB

       Coucou gris: Le Poujoulot, avril 2021//PA

     

    Rouges-queues: Nichée de 5 oisillons, La Francie, août2013/MB   

     

    Pinsons du nord & pinson des arbres mâle: Dampniat, 15fév2022/PB

     

        

    Chouette effraie: Remise en liberté après soins, Le Portail, avril2009/DR                              ... alias "Dame blanche"

     

                       

    Grues cendrées: vol d'une centaine d'oiseaux, Dampniat, 18oct2020/PB         Grues cendrées: vue rapprochée./JC

     

    Pigeon ramier: Dampniat,  vallée de la Roanne, juin2019/PP

     

    Cigogne noire: Dampniat, vallée de la Roanne, mars 2016/JFB    

     

    Pic épeiche: Dampniat, janvier2016/RG

     

    Pic noir: Le Peuch, février2016/PB     

     

    Buse variable: Le Temple, juillet2016/RG

     

    Bébé chouette hulotte:  Le bourg, Dampniat, mai2020/SG - 

     

    Mésange charbonnière: Dampniat, janvier2019/RG

     

    Rouge-gorge: Dampniat, octobre2017/RG

     

    Corneille noire: Dampniat mai2020/JS

    La corneille noire est souvent confondue avec le choucas des tours, le corbeau freux et le grand corbeau, eux aussi observés à Dampniat.

     

        

    Roitelet triple-bandeau: Dampniat, janvier 2020/RG                                                           ►Pensez aux silhouettes anti-collisions!◄

     

    Geai des chênes: Dampniat, février 2022/PA

    Chevêche d'Athena: 1 parmi trois individus observés simultanément, le bourg, 17juill21/ED

     

    LES OISEAUX: SPECIAL MANGEOIRE HIVER 2020-2021

    Pas besoin d'acheter: un peu de bricolage, quelques graines de tournesol, du beurre rance, une boule de graisse, 4 miettes de pain, un peu d'eau... 

     

    Sitelle torchepot: Dampniat, 10déc2020/PB

     

    Mésange nonnette: Dampniat, 10déc2020/PB

     

    Mésange nonnette: Dampniat, 30déc2020/GM

     

    Moineau domestique mâle: alias "Pierrot": couche-tôt et lève-tard, Dampniat, 19déc2020/FD

     

    Mésange charbonnière: Dampniat, 19déc2020/FD

     

    Pinson des arbres mâle et moineau domestique mâle: Dampniat, 22déc2020/FD

     

    Pinson des arbres mâle: Dampniat, 25déc2020/FD

     

    Moineau domestique femelle: Dampniat, 21déc2020/FD

     

    Moineau domestique et pinson des arbres: Dampniat, 22déc2020, FD    La mangeoire est aussi un lieu de rencontres...

     

    Mésange bleue: Dampniat, 26déc2020/FD

     

    Grosbec casse-noyaux mâle: Dampniat, 08janv2021/PB

     

    Chardonneret élégant: Dampniat, 30déc2020/GM

     

    Rouge-gorge: Dampniat, 30déc2020/GM

     

    Chardonnerets élégants & verdier mâle: Dampniat, 08janv2021/PB

     

    Merle noir mâle: Dampniat, 10janv2021/PB

     

    Merle noir femelle: Dampniat, 10janv2021/PB

     

    Merlette et verdiers: Dampniat, 10janv2021/GM

     

    Accenteur mouchet: Dampniat, 10janv2021/GM

    LES CHAMPIGNONS COMESTIBLES

            ​​​​​​Cèpe de Bordeaux                                            Cèpe d'été ou de châtaignier                                      Cèpe tête de nègre

    Pour apprendre à reconnaître les principaux cèpes de chez nous, cliquez sur le lien vidéo ci-contre: ►BOLETUS

     

    Cèpe: champignon comestible, La Francie, 01nov2020/PB

     

    Pieds de mouton et trompettes de la mort: champignons comestibles, oct2020/RNGM

     

    Coulemelelles: champignons comestibles, Dampniat, septembre2017/RG

     

    Pieds de mouton, trompettes de la mort, châtaignes, nombril de Vénus, tous 4 comestibles, Le Peuch, oct2020/NM

     

    Girolle: champignon comestible, Dampniat, juin2019/RG

     

    Coprin chevelu: champignon comestible, Les Places, Dampniat, oct2020/PB

     

    LES CHAMPIGNONS VENENEUX

    Amanite panthère: champignon toxique, Dampniat, oct2020/CDL

    Chevreuil: En lisière de bois, Dampniat,  juillet 2017/ RG

    Chevreuils: Dampniat, Le Poujoulot, septembre2020/PB

     

     ​     

       Faon de chevreuil: Le Peuch, juin2019/GC                       Blaireautin: La Francie, mai2017/PB                               

             

    ​               

    Ecureuil : Dampniat, septembre 2015/RG

     

    Ragondins:  Dampniat, Vallée de la Roanne, juillet2020/CDL

     

    Renardeau:  apeuré mais confiant, presque... Dampniat, mai2016/RG   

     

    Renardeau: et à présent heureux de pouvoir enfin courir en toute liberté, Dampniat, mai2016/RG

     

    DES MAMMIFERES VOLANTS: LES CHAUVES-SOURIS

    ​                               ​                    

    Rinolophe euryale: chauve-souris (rare), Dampniat, août2016/PB         Pipistrelle : chauve-souris commune, Dampniat, juin 2019/PB

     

    ​   ​   

    Petit rinolophe: Dampniat, juillet2021/GF                                              Minioptère de Schreibers: Dampniat

    Truite fario: Vallée de la Roanne/AAPPMA Chastang-Beynat

     

    Chabot de la Roanne: AAPPMA Chastang-Beynat

     

    Salamandre: Dampniat, Le Temple, oct2020/RG

     

    Triton marbré: Dampniat, La Francie, juin2021/GMFC

     

    Triton commun femelle: Dépourvu(e) de crête dorsale. Dampniat, La Francie, mars2021/GM

     

    Grenouille agile: aussi appelée grenouille pisseuse, Dampniat, La Francie, juin2021/GM

    Vipère aspic (tuée accidentellement): Lacoste, 12août2023/BL

     

    Couleuvre verte et jaune: Lacoste, mars2010/EL   

     

    Couleuvre à collier:  juvénile (± 20cm) La Francie, 8mai2022/GM

    Lézard vert: mâle, Dampniat, janvier2002/RG 

                        

    Lézard des murailles - rapiette: Dampniat, oct2020/PB

    L'autotomie, c'est quoi?

    Séquoias: sur RD162, Laval, septembre 2020/PB.  Ci-contre un lien →  article La Montagne 01.04.2016

     

    Osmonde royale: Dampniat, vallée de la Roanne, août2019/PB  

     

    Silène, bouton d'or, myosotis, pâquerette, cardamine etc.  Dampniat, avril2020/CDL

                                                                                              

    Erable plane: paré de ses premières couleurs automnales, Dampniat, 24oct20/CDL

     

    Chélidoine, "herbe à verrues ou à hirondelles": Dampniat, nov2020/PA

    Selon les croyances, les hirondelles utilisaient son latex orange afin de guérir les yeux de leurs petits naissant aveugles. Aujourd'hui, la chélidoine est  surtout utilisée pour soigner les verrues, d'où l'appellation populaire d'herbe à verrues.

     

    Fusain d'Europe: et ses fruits en forme de "bonnet d'évêque", Dampniat, oct2020/CDL

     

    Nombril de Vénus, ombilic: Dampniat, nov2020/PA

    Les feuilles charnues du nombril de Vénus sont excellentes à manger crues ou en salade. Elles sont très tendres, juteuses et ont une agréable saveur acidulée. 

     

     

    Sérapias à languette (orchidacée): Dampniat, la Francie, mai2021/PB

     

    Vipérine commune: Dampniat, le Bouscailloux, juin2021/PB

     

    Digitale pourpre: Dampniat, le Peuch, juin2021/PA

     

    Aigremoine eupatoire: Dampniat, la Francie, juillet2021/PB

     

    LE BOULEGOU:  Aujourd'hui un dessert, tel une grosse crêpe, nature ou avec des pommes

    /Solange Ventéjoux-avril 1999

    ​              ​​

    Pour 4 personnes environ :                                         
    - 1 cuillère à soupe d’huile dans la poêle,                          
    - 2 grosses pommes coupées en lamelles,                        
    - 4 œufs,
    - 2 cuillères à soupe de farine,
    - 2 cuillères à soupe de sucre,
    - 1 verre de lait.

    Faire revenir les pommes dans l'huile.

    Mélanger tous les ingrédients (comme une pâte à crêpe) et versez les pommes.

    Cuisiner comme une omelette, retourner.

    Cuisson: 10/15 min

     

    LA MIQUE: Une grosse boule de pâte pochée dans le bouillon, et qui fait office de pain /Renée Briat- mars2010

    "...Son origine semble liée à l'usage du four (banal) dans les villages. Entre deux chauffes du four, il pouvait arriver qu'une famille manque de pain, alors, pour faire le joint, la maîtresse de maison cuisait une mique au bouillon..."

    Pour 6 personnes environ:
    - 750 g de farine
    - 2 paquets de levure sèche de boulanger
    - 2 œufs
    - 1 bol d'eau tiède
    - 1 pincée de sel
    Mélanger la farine et la levure. Faire un puits et y ajouter le bol d'eau tiède, les oeufs et le sel.
    Pétrir jusqu'à mélange complet de tous les ingrédients.

    Placer la boule obtenue dans un grand saladier recouvert d'un torchon.

    Laisser lever au chaud jusqu'à ce que la mique remplisse pratiquement le récipient.

    Cuire 30 min à l'eau bouillante salée, à couvert et à petit bouillon.

    Déguster chaude, "de préférence" avec du petit salé et/ou une andouille.

    S'il en reste (tout dépend des gourmands qui sont à table!) vous pourrez la griller et la savourer avec de la salade ou de la confiture.

     

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    Si vous connaissez une vieille "recette d'ici", merci de nous la transmettre, si vous le voulez bien. (Accueil/ Nous contacter/Communication & site Internet)