L'église Saint-Martin
À retenir
De l'église romane construite au XIᵉ siècle, il subsiste peu de vestiges. L'église a été remaniée à plusieurs reprises surtout au XVIᵉ et au XVIIᵉ siècle grâce à de nombreuses donations dont la plus importante est celle de Robert Moreau, curé d'Énencourt-Léage. Le chœur de l'église comporte une particularité, celui d'être surélevé de sept marches afin d'enjamber la rue principale du village. L'église mesure 25 mètres de long. Elle a été restaurée en 1998. Elle est inscrite aux Monuments historiques depuis 2004.
L’extérieur
L'église est construite en silex avec des angles en pierre. Des fenêtres, datant de l'église romane, ont été révélées lors de sa restauration et sont visibles de l'extérieur. On peut apercevoir, au-dessus de l'arche le vestige d'un blason sûrement martelé lors de la révolution. L'entrée actuelle s'effectue par une porte qui fut ouverte en 1648. Elle est protégée par un porche. Devant l'entrée se trouve la chapelle sépulcrale de la famille FLEURY, seul vestige de l'ancien cimetière qui se trouvait autour de l'église. La base du clocher date du XIᵉ siècle. Le haut du clocher ayant été détruit pendant la guerre de 100 ans, il fut reconstruit par la suite avec une charpente en ardoises. L'accès au beffroi se fait par une tourelle carrée. Elle aurait été rajoutée à l'édifice au XVIᵉ.
L’intérieur
La nef est de type « grange » présentant des contreforts plats romans, sans larmier intermédiaire, et une fenêtre bouchée haute étroite en plein cintre typique du XIᵉ. Cette nef a été largement reprise au fil des siècles, ne laissant que quelques vestiges de l'église romane. Elle a laissé place au XVIᵉ siècle à la voûte en bois que nous connaissons.
Les chapelles latérales et le chœur datent du XVIIᵉ siècle. La chapelle nord aurait été construite entre 1636 et 1638 alors que la chapelle sud aurait été construite au tout début du XVIIᵉ siècle.
Le chœur quant à lui aurait été construit en 1639 par le curé du village, Robert Moreau dont l'épitaphe est conservée dans la chapelle sud devenue la sacristie.
Elle fut menacée de ruine et une restauration fut nécessaire pour sauver l'édifice. Le 16 septembre 1951, Félix Roeder, évêque de Beauvais, vint à Énencourt-Léage pour bénir l'église. Une épitaphe en bois rappelle cet événement








