Espace historique de Puy de Noix
Au lieu-dit Puy de Noix, vous pouvez découvrir un espace historique situé qui rappelle l'histoire d'une ancienne commanderie templière.
Le village de Puy de Noix, à l'est de la commune de Beynat possède un passé historique très ancien. En effet, une commanderie religieuse y a longtemps été installée, pendant près de 500 ans jusqu'à sa suppression à la Révolution de 1789.
Quel est l'intérêt particulier du Puy de Noix ? Son histoire complexe est reliée à celle de l'Ordre des Templiers puis à celui des Hospitaliers. Peu de traces sont visibles sur le terrain, mais des centaines de documents d'archives ont été exhumés pour rétablir l'existence et la réalité de cette importante commanderie rurale du Bas Limousin.
Comment s'est organisée la mise en valeur du patrimoine ? En 2012, les habitants ont décidé d'aménager un espace historique au cœur du village avec l'aide des équipes du Centre de Formation Professionnelle et de Promotion Agricole (CFPPA) de Naves. Cela a permis entre autre la redécouverte de l'ancien cimetière, disparu depuis des années sous une épaisse végétation. Suite à cela, deux panneaux pédagogiques ont été élaborés par les artistes beynatois Double Je, expliquant l'histoire surprenante de cette commanderie templière. En 2014, Arnaud Reynier pour la municipalité a ouvert un sentier de randonnée de 9 km faisant halte dans cet espace. Cette randonnée incluse dans le guide des sentiers pédestres de Beynat s'intitule logiquement "Le territoire de l'ancienne commanderie de Puy de Noix". Il a été intégré depuis au Plan Départemental des Itinéraires de Promenade et de Randonnée (PDIPR)
"Domus Hospitalis" Puy-de-Noix
Le chef-lieu de la commanderie de Puy-de-Noix est un village de la commune de Beynat mais le lieu qu'occupaient ses bâtiments est compris aujourd'hui dans le canton d'Argentat et sur la commune d'Albussac. L'ordre de Malte y possédait une chapelle, « une chasteau rompu », un étang, un moulin, un « bonage » ou domaine, des rentes et la justice haute, moyenne et basse.
La chapelle était placée sous le vocable de saint Jean-Baptiste ; c'était une annexe de la paroisse de Beynat. On y célébrait la messe les lundis, à l'intention des trépassés et les jours de fêtes. En 1616, le chapelain jouissait d'une pension de vingt setiers de seigle, de deux setiers de froment et de trois livres. Autour de cette chapelle, s'étendait un petit cimetière.
Les protestants qui occupaient Puy-de-Noix, l'avaient abandonné à la suite de la prise du château de Beynat par M. de Hautefort, lieutenant général du haut et bas Limousin. C'est sans doute par les soldats catholiques que le fort de la commanderie fut démoli.
Le moulin rapportait huit setiers de seigle, mesure de Brive, et le domaine pouvait en produire vingt-cinq.
Le commandeur possédait encore un pré « de douze hommes à faucher, » appelé le pré du Temple, et un bois de haute futaie que les guerres passées avaient « ruiné. »
À ces rentes s'ajoutaient des dîmes et le tout produisait chaque année 180 setiers de seigle, 55 setiers de froment, 108 setiers d'avoine, 21 livres et 86 poules.
Ajoutons que le commandeur jouissait de la justice haute, moyenne et basse sur tous les villages qui viennent d'être mentionnés, et sur plusieurs autres. Il possédait un second moulin situé à Chantarel, qui lui rapportait 3 setiers de seigle, et un étang donnant environ 15 livres chaque année.




