CE QUI CHANGE AU 1ER JANVIER 2026
Publié le samedi 27 décembre 2025 - Heiltz-l'Évêque
À l’aube d'une nouvelle année, une série de mesures entrent en vigueur le 1er janvier 2026 et impactent le pouvoir d’achat, la mobilité ou les démarches administratives des français. Qu'est-ce qui va changer pour vous à cette date ?
Augmentation du SMIC
Le salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic) est revalorisé de 1,18 % au 1er janvier 2026, conformément au mécanisme d’ajustement automatique lié à l’inflation. Cela représente environ 17 € net en plus par mois pour les travailleurs concernés. Le SMIC mensuel net sera équivalent après cette date à 1443,11 €.
Tarifs postaux en hausse
Pour envoyer un colis ou une lettre, il vous faudra débourser un peu plus qu'avant. À partir du 1er janvier 2026, les prix des courriers et des colis augmenteront de 7,4 % en moyenne. Ces ajustements tarifaires avaient été annoncés par La Poste en juillet 2025.
Hausse des pensions de retraite et du RSA
Les pensions de retraite de base et le RSA (Revenu de solidarité active) augmenteront de 0,9 % le 1er janvier 2026. Cette hausse de 0,9 % concerne toutes les pensions de retraite de base, qui sont versées entre autres par la Carsat (Caisse d'assurance retraite et de la santé au travail), la Cnav (Caisse nationale d'assurance vieillesse) et la MSA (Mutualité sociale agricole), en fonction de votre situation.
Concernant le RSA le montant passera à 652,34 euros pour une personne seule, 978,51 euros pour un couple sans enfant et à 1 369,92 euros pour un couple avec deux enfants. Pour rappel, le Code de la Sécurité sociale prévoit une indexation des pensions de retraite de base sur l’inflation constatée par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).
Baisse du prix du gaz mais augmentation de la facture
Le prix du kilowattheure (prix repère de vente) du gaz naturel pour les particuliers va baisser légèrement en janvier 2026 par rapport à décembre 2025, en raison de l’évolution du marché et de la méthodologie de calcul. En revanche, le montant de l’abonnement annuel va augmenter.
"Son coût annuel va passer 134,14 à 147,24 euros pour un usage cuisson/eau chaude. Et de 330,80 à 343,90 euros pour un usage chauffage. Soit une hausse de 13,10 euros dans les deux cas. Une hausse qui s’explique par le fait que la CRE a modifié sa méthode de calcul."
Augmentation du prix du tabac et retrait de certaines références
A partir du 1er janvier, les paquets de marques parmi les plus consommées en France augmenteront de 10 centimes à plus d'un euro en fonction des références. Par exemple, les paquets de Marlboro, Camel ou Lucky Strike, atteindront ou dépasseront les 13 euros. Parallèlement, environ 150 références seront retirées de la vente (consulter le document complet des Douanes).
Déclaration en ligne des dons
À partir du 1er janvier 2026, tous les dons d’argent ou d’objets entre particuliers doivent être déclarés en ligne sur le site des impôts. Avant, cette démarche pouvait se faire de manière manuscrite.
Désormais, toutes les déclarations doivent être effectuées sur le site impots.gouv.fr et sont à la charge de la personne qui reçoit le don, comme c'était déjà le cas par le passé.
Contrôle technique renforcé
Les propriétaires de voitures concernées par les défauts d'airbag Takata verront, à partir du 1er janvier 2026, leur contrôle technique automatiquement refusé. Leur voiture devra impérativement être réparée avant de pouvoir à nouveau rouler. Cette mesure concerne plus d'un millions de véhicules en France.
Création d’un nouveau congé de naissance
Une des nouveautés sociales majeures de janvier 2026 est l’entrée en vigueur du congé de naissance indemnisé, d’une durée d’un ou deux mois au choix du salarié. Il est mieux rémunéré que l’ancien congé parental : 70 % du salaire net pour le premier mois, 60 % pour le second. Il s’ajoute aux congés maternité et paternité.
Le syndicat CFDT alerte néanmoins sur un point : cette mesure ne pourrait pas être officiellement mise en place au 1er janvier. "Les systèmes d’information, les modalités de versement des indemnités, l’organisation des employeurs publics et privés : tout n’est pas prêt", alerte le syndicat dans un communiqué.
Durcissement des règles d'obtention d'un titre de séjour ou d'une naturalisation
À partir du 1er janvier 2026, la France impose des exigences linguistiques plus élevées (B2 pour la nationalité, niveaux A2/B1 pour certains titres de séjour) aux ressortissants étrangers souhaitant obtenir une régularisation de leur situation administrative. La réussite à un examen civique sera désormais nécessaire pour obtenir une carte de séjour pluriannuelle, une carte de résident ou la naturalisation d'une personne étrangère.
"Cette formation, inscrite dans le contrat d’intégration républicaine (CIR), et dispensée par l’OFII, permet de comprendre les principes et les valeurs de la République, de connaître le fonctionnement des institutions, ainsi que les droits et devoirs liés à la vie en France", explique le ministère de l'Intérieur.
Des contrats écrits entre les influenceurs et les marques
L'État veut lutter contre "les pratiques commerciales trompeuses" concernant les influenceurs.
A partir du 1er janvier 2026, un contrat liant un annonceur à un influenceur doit obligatoirement être écrit dès lors que la valeur de la campagne promotionnelle dépasse 1 000 €.
Ce seuil de 1 000 € correspond à la somme des rémunérations versées et de la valeur des avantages en nature accordés à l’influenceur par l’annonceur au cours d’une même année. De plus, des clauses doivent apparaître dans ledit contrat.
Le calcul du DPE évolue
A partir du 1er janvier 2026, l’électricité est moins pénalisée dans le calcul du Diagnostic des Performances Energétiques (DPE), aligné sur le standard européen.
Avant :
• 1 kwh d’électricité = 2,3 kwh comptabilisés dans le DPE.
Après :
• 1 kwh d’électricité = 1,9 kwh comptabilisés.
Un logement chauffé à l’électricité (radiateurs, pompe à chaleur, chauffe-eau thermodynamique, ….) peut passer de F à E ou de E à D et sortir de la catégorie « passoire thermique » sans travaux !!!
Le plafond de la sécurité sociale est réévalué
Le Plafond Annuel de la Sécurité Sociale (PASS) augmente au 1er janvier 2026 de 2% par rapport à 2025.
Il sert de fondement afin de calculer, notamment le montant des indemnités journalières pour :
- Maladie
- Accident du travail ou maternité
- Pensions de retraite ou d’invalidité
Suspension de MaPrimeRénov’
Faute de budget 2026, le dispositif d’aide à la rénovation énergétique MaPrimeRénov’ (MPR) sera suspendu le 1er janvier 2026. «Pas de budget, pas de guichet», avait déclaré le ministre du Logement, Vincent Jeanbrun, sur France 3 le 21 décembre, et ce, même avec l’adoption d’une loi spéciale. Ainsi, ce sont 85.000 dossiers qui ne seront pas traités.
Hausse du taux de certains PEL
Les plans épargne logement (PEL) ouverts à partir du 1er janvier 2026 verront leur taux d’intérêt augmenter de 0,25 point, pour passer de 1,75 à 2%. Ce nouveau taux ne concernera que les PEL ouverts en 2026.
Hausse de l’indemnité minimale des stagiaires
À partir du 1er janvier 2026, les stages seront un peu mieux rémunérés. L’indemnité minimale accordée aux stagiaires passera en effet de 4,35 à 4,50 euros par heure, soit 15% du plafond horaire de la Sécurité sociale. Pour rappel, les étudiants ou élèves qui effectuent un stage professionnel d’une durée supérieure à deux mois (consécutifs ou non), soit plus de 308 heures, ont droit à une gratification mensuelle.
Des plaques d’immatriculation roses
Des plaques d’immatriculation roses vont faire leur apparition à partir du 1er janvier 2026. Cette couleur arborera les plaques d’immatriculation provisoire WW. Sont concernés par ce changement les particuliers ayant un véhicule neuf en attente de carte grise définitive ou bien importé, ainsi que les professionnels de l’automobile qui utilisent des plaques W.
Un nouveau CDD «reconversion»
Un nouveau type de contrat à durée déterminée (CDD) verra le jour au 1er janvier 2026. Créé par la loi «Transitions professionnelles» d’octobre 2025, également dite loi «seniors», un CDD dit «reconversion» pourra permettre à un salarié de conclure un CDD spécifiquement dédié à une période de transition professionnelle, pour une durée d’au moins six mois.

