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MA GRAND-MERE DISAIT / Serge Pey / Eva Castro / Ginkgo Biloba théâtre / Théâtre, à partir de 14 ans

La Mézière

Informations pratiques

DATES

Du ven. 9 oct. au sam. 10 oct.

HORAIRES

Vendredi et Samedi à 20H
Accueil du public dès 19H avec bar et petite restauration pour les adhérents (adhésion nominative : 5 € la saison)

TARIFS

Plein tarif : 11 €
Tarif réduit : 7 € pour les moins de 12 ans et les QF inférieurs à 500 €
Spectacle compris dans l’abonnement (à souscrire jusque début octobre / 75 € les 8 spectacles)

Avec le duende d'une femme dans la danse de ses souvenirs, Eva Castro revisite la guerre d'Espagne et l'exil des républicains espagnols à travers les récits du poète Serge Pey. Elle tisse ainsi un lien entre sa propre enfance et celle du poète, avec l'espérance comme fil rouge.

Dans le regard d’un enfant sur les images vivantes, les choses deviennent des personnages, les personnages des événements et les événements des poèmes. C’est ainsi qu’écrit Serge Pey, fils d’un anarchiste anti-franquiste et chamane-marcheur à ses heures. Insolites, poétiques et drôles, ses récits prennent source dans le fait historique de la guerre d’Espagne et l’exil des républicains espagnols.

Eva Castro, enfant de Séville formée notamment au Teatro Estable de Granada et au Théâtre du Soleil, les revisite avec le duende d’une femme dans la danse de ses souvenirs sans jamais en sacrifier la langue. Elle tisse ainsi un lien entre sa propre enfance et celle de Serge Pey, entre le présent et le passé, avec l’espérance comme fil rouge. Elle le fait au fil d’un étendoir mystérieusement privé de son linge qui sèche à même le pré, de l’équilibre d’un banc boîteux que le prisonnier conserve avec d’infinies précautions pour échapper à son gardien endormi, de l’arrivée imprévue des convives que la porte de la maison arrachée à ses gonds attable autour d’elle, des sous-titres en français lus à l’envers de la toile de cinéma dressée sur la plage et des tombes qu’un pédagogue anti-conformiste y fait creuser aux élèves pour qu’ils s’y enterrent et fassent l’expérience de la poésie par le sentiment de l’inhumation.

Publié par Gwenaël De Boodt