Le Pigeonnier de la Chaussée-Tirancourt

Le Pigeonnier de la Chaussée-Tirancourt

Depuis quelques années, le pigeonnier est utilisé comme logo par la commune.

Ce pigeonnier date vraisemblablement du début du 19ème siècle. Le pigeonnier est de style normand. Il est bâti sur une fondation octogonale de pierre blanche du pays sur laquelle repose un galandage de briques et de poutres de chêne.

Sous le pigeonnier il y a une petite cave voûtée qu’on appelle en picard un « plat tchul ».
À l’origine, le pigeonnier se situait au milieu d’une cour d’une ferme importante. Par la suite, la propriété a été vendue et morcelée. Le pigeonnier se trouvant ainsi à l’extrémité de l’une des trois propriétés.
Jusqu’à la Révolution de 1789, seul le seigneur avait le droit de posséder un colombier. Par la suite, beaucoup de fermes, même modestes en furent souvent pourvues. Les pigeons pouvaient entrer par quelques ouvertures pratiquées dans les murs.
À l’intérieur, on trouve près de 800 niches en torchis : les boulins, où les femelles venaient pondre et couver.
Déjà en 1895, des travaux de consolidation avaient eu lieu comme en atteste une date écrite à la peinture sous le toit : 12 - 09 - 1895.
En 1997, la Commune a racheté le pigeonnier pour le franc symbolique, car il menaçait de tomber.
Devenant dangereux, le propriétaire de l’époque avait demandé un permis de démolition.
Le Conseil Municipal présidé par André SEHET décida d’acquérir le pigeonnier et de le faire restaurer.
En urgence des madriers furent été installés afin que l’édifice ne puisse plus se vriller.
Un dossier fut fait par Bruno LEBEL, conseiller municipal, grand prix de Rome de sculpture. Des devis furent été demandés avant de solliciter des subventions
Cette préservation a eu un coût : 169 825 francs que le budget de la Commune ne pouvait supporter seule. Heureusement, aux subventions traditionnelles, est venue s’ajouter une autre, celle du député Maxime GREMETZ, d’un montant de 62 825 F. Le solde fut réglé dans le cadre du « 1% paysager » accordé par la SANEF qui venait de construire le tronçon Amiens-Abbeville de l’autoroute A 16.
Les rares communes qui ont fait des dossiers ont été récompensées.
C’est sous l’égide de M. François VASSELLE, architecte et Bruno LEBEL, qu’il a été restauré en 2000. Deux ouvertures ont été crées donnant sur la petite place en remplacement de celles donnant sur la propriété adjacente.

Source : http://sehet.andre.free.fr/

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