L'église Saint-Pierre de Mont
Extrait du livret de Pierre de Lestapis « Mont 1056-1912 »
« En 1836, l’Église est achevée sans que le Conseil municipal ait fait souscrire la commune et sans que l’État ait accordé le moindre secours. Dans ces conditions, si jamais notre Église nous était enlevée pour être remise à l’État ou à une association quelconque, cet acte ne pourrait être qualifié que de vol. »
Selon M. de Lestapis, le bénitier de l’ancienne église est récupéré et installé à gauche en entrant dans l’église.
Deux ans après, en 1836, l’église est terminée, sans aucun secours extérieur.
Le 19 mars 1851, une lettre du Maire de Mont à « Monsieur le Ministre », en vue d’obtenir une aide financière pour le presbytère, fait état de la fierté de la commune à l’égard de cette réalisation :« … La commune s’est imposée les plus grands sacrifices pour la construction… d’une église qui est le produit de ses propres ressources, elle date de 1836, et elle rivalise avec les édifices de ce genre dans les autres communes du département… » Document des archives de la Mairie de Mont.
Dans les comptes rendus des deux visites pastorales de l’évêque, l’église est décrite :
« … d’un bel aspect, large, romane, de bonne architecture avec la chapelle du château à droite… dédiée à la Sainte-Vierge… l’autel, la chaire, le confessionnal, le chemin de la croix… le maître-autel est fort beau ; l’abside et le sanctuaire sont des pièces de cathédrale… ».
En 1881, Louis Capdevielle, peintre à Pau, fait don de l’un de ses tableaux : la captivité de Saint Pierre. L’huile sur toile évoque la visite de l’Ange à Saint Pierre, dans sa prison, annonçant sa délivrance.
L'édifice abrite 6 objets mobiliers protégés au titre des Monuments Historiques, parmi lesquels le ciboire des malades et l’encensoir dans la sacristie ainsi que la statue de l’Enfant Jésus dit de Prague.
M. Yves Boye et Mme Simone Pedelaborde gardaient le souvenir des cours de catéchisme à
Mont autour de 1940 : « Nous étions assis sous le porche de l’église, sur les bancs qui y sont toujours. Les garçons d’un côté de l’entrée de l’église, les filles de l’autre, et M. Granger au milieu. On faisait le catéchisme là, même en plein hiver… Il nous disait « Fermez les portes (en fait la grille d’entrée), le froid va rester dehors. »





