Eglise Saint Quirin

Eglise Saint Quirin

L’extérieur de l’église ..

À l’époque romane, la paroisse Saint-Quirin de Lalbenque fut desservie par un prieuré des moines de l’abbaye de Marcilhac-sur-Célé. De cette époque, reste la plus grande partie des murs de l’église, la crypte et un passage voûté reliant l’édifice au prieuré aujourd’hui détruit, appelé « couloir des Moines ».

Au cours des siècles l’église a souffert de nombreux combats notamment durant la guerre de Cent Ans. L’édifice actuel semble avoir été reconstruit au XV ème siècle ou au début du XVI ème siècle. Plusieurs campagnes de construction sont apparentes dans les élévations des chapelles latérales. Il semble qu’elles correspondent au phasage d’un chantier relativement rapide. Les dispositifs fortifiés paraissent contemporains de la reconstruction, elle devient ainsi l’un des éléments défensifs des remparts de la cité. Ce grand édifice se compose d’une large nef à trois travées, cantonnées de six chapelles latérales voûtées d’ogives, et d’un coeur pentagonal épaulé par des contreforts.

L’église Saint-Quirin de Lalbenque se présente aujourd’hui comme un édifice gothique. La façade occidentale, le porche et le clocher sont dus à l’architecte départemental Jean Baptiste Tourette (Legrand, 2000), et ont été réalisés en 1876-1877 (dernière date mentionnée par une inscription commémorative placée à la base du clocher-porche). Seul le clocher est récent. Il a été plusieurs fois détruit par la foudre et fut reconstruit lors de la rénovation opérée en 1877 et, de nouveau en 1971. Sa flèche néo-gothique a été détruite par un incendie au cours d’un orage en 1965 et ne fut malheureusement jamais reconstruite à l’identique. Lors de la suppression du cimetière qui entourait l’église depuis des siècles, au XIXème siècle, un accès à la crypte a été créé par l’extérieur. Cette crypte d’un large volume présente des traces d’un décor peint des XVème et XVIème siècles, à motifs de médaillons de fleurs et de faux appareil de pierre qui apparaissent sous un enduit moderne.

L’intérieur de l’église

Depuis la Révolution l’église Saint-Quirin renferme un remarquable retable et des boiseries du xviie siècle provenant du couvent des Chartreux de Cahors. Cet ensemble baroque exceptionnel fut vendu par les révolutionnaires à un charretier de Lalbenque pour la somme de cinquante francs. Il fut racheté par un prêtre assermenté qui le plaça au lieu où il est aujourd’hui.

Cœur de l’église Saint-Quirin

L’autel est en bois entièrement doré. Il fut sculpté, ainsi que les boiseries, pendant la première moitié du XVII ème siècle, sous la direction de dom François de la Roche, prieur de la chartreuse cadurcienne. Le style baroque reste sobre et harmonieux, on voit les colonnes corinthiennes, des anges, des fleurs et des fruits.

Le retable imite une construction. Au premier étage le Tabernacle du Saint Sacrement : sur la porte, l’Adoration des Bergers; de chaque côté de la porte, saint Pierre et saint Paul, avec leurs attributs (les clefs et l’épée). Le second étage est consacré à la Vierge dont la statue occupe le centre. Les niches qui accostent le tabernacle abritent les grandes statues de saint Bruno, fondateur de l’ordre et de saint Jean-Baptiste, patron des Chartreux. Le retable se termine à gauche et à droite par deux niches minuscules abritant les statues de saint Jean l’Évangéliste et d’un évêque chartreux.

Les boiseries latérales qui accompagnent l’autel comportent, de chaque côté, une partie biaise suivie d’une partie formant retour le long des murs latéraux. La partie biaise présente deux portes flanquées de deux grandes colonnes cannelées. Décorées aux armes pontificales de Jean XXII, né à Cahors, fondateur du monastère et dernier pape d’Avignon, ces portes sont surmontées de deux niches abritant les statues de saint Benoît (à gauche), saint François d’Assise (à droite). Chacune d’elles est accostée de deux statues : de gauche à droite, saint Bruno, saint Vincent de Paul, saint François de Sales et saint Ignace de Loyola. Le long des murs latéraux on peut remarquer deux portes plus basses que les précédents surmontées de statues. L’une ouvre sur la sacristie, l’autre sur une chapelle.

Des trois grandes baies à remplage qui assuraient l’éclairage du chœur seul subsiste la baie ouverte au sud. À l’emplacement de la baie centrale, derrière l’autel, se trouve un tableau de très grande taille. Cette toile représente Le Crucifiement : autour de la Croix, la Vierge et saint Jean. Madeleine étreint les pieds du Christ. À droite, un soldat qui pourrait être saint Quirin, perce d’un coup de lance le côté du Christ. Derrière lui, un officier romain à cheval tient une oriflamme avec l’inscription S.P.Q.R. Cette peinture est signée : 1670, fr. Lucas Bardet, Augustinus pinxit. L’artiste est un religieux, puisqu’il signe Frère Luc.

Depuis 2009 un programme de rénovation a été engagé pour rénover les différentes chapelles de l’église. Grâce à la souscription de l’association de l’église Saint-Quirin et aux fonds rassemblés par la municipalité les chapelles Notre-Dame de Lourdes et récemment Saint-Quirin et Notre-Dame-de-la-Pitié, ont été rénovées.

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