Eglise Saint Nicolas

Eglise Saint Nicolas

L’église Saint-Nicolas de Chenay se caractérise par la flèche élancée de son clocher et par sa façade occidentale d’inspiration italienne. On y accède par un escalier monumental à partir de la rue du Général Leclerc. L’entrée se fait par la porte du côté nord.

Cet édifice a succédé au XIIe siècle à une ancienne chapelle du VIIe siècle. La base du clocher en pierre est de cette époque de même que certains éléments du transept. L’église actuelle a conservé une forme rectangulaire proche de celle d’origine.

En 1680, la nef est reconstruite. En 1768, on note des réparations et des aménagements puis un agrandissement en 1772 ; la façade actuelle date de cette époque.
Dirigés par l’architecte Louis Gosset, les importants travaux de la seconde moitié du XIXe siècle, de 1854 à 1900, ont complétement transformé le transept et le chevet. En 1854, une abside à pans coupés de style ogival est construite. En 1863, l’abside, la sacristie, et la chapelle sud dédiée à la Vierge sont refaites. Cette chapelle se terminant par un puits de lumière en pierre et en briques est une des originalités de l’église. Elle a été offerte par une habitante de Chenay. A cette même date, la haute flèche octogonale et ses quatre clochetons remplacent le clocher à bâtière en pierre, du XIIe siècle. En 1923, les réparations des dommages de guerre donnent sa forme définitive au bâtiment actuel.
L’église de Chenay est connue pour l’abondance de ses vitraux, tous offerts par les paroissiens. Ceux antérieurs à 1914 ont disparu à cause des bombardements. Les vitraux actuels ont été réalisés par des maîtres verriers contemporains : Mme et Mlles de Troyer, René Bordereaux, A Delloux, Bruno Pigeon (2006 : « Le miracle de saint Remi » offert par Mme Marie Charbonneaux), Jean-Pierre Fouché (2014 : « Vierge pleurant l’absurdité » offert par la famille Fouché).

L’église de Chenay possède d’autres œuvres dignes d’intérêt : deux tableaux de Gustave Pierre (1875-1939), offerts par le docteur Chatelin et trois statues en pierre peintes, sainte Anne apprenant à lire à la Vierge, une Vierge à l’enfant et une Vierge de l’immaculée conception. A voir aussi les stalles du XIXe siècle, équipées de miséricordes sculptées, pièces de bois mobiles permettant de s’appuyer en position debout.