HISTOIRE & PATRIMOINE

Capture.PNG


Au Moyen-âge, l’histoire de la commune est essentiellement en relation avec celle de la famille « Du Chatelier » à qui est attribué au VIIIème siècle, le titre de Vicomte. Cette paroisse élit sa première municipalité au début de 1790 et la commune fut chef-lieu d’un canton jusqu’en 1801.
A partir d’octobre 1793, la commune devient Pommerit Le Bescond jusqu’au 17 février 1794 où le district imposa le nom de Pommerit Les Bois.
Cependant en 1814, cette commune retrouva sa dénomination antérieure de Pommerit-Le-Vicomte par ordonnance royale.
Le Trieux, une rivière située à l’Ouest de la commune a été un vecteur économique important puisque pas moins de huit moulins à eau se trouvaient jadis sur ses berges. L’industrie du lin alimentait notre contrée. Le lieu-dit « La Corderie » en est un témoignage. Un gisement d’une argile fort belle alimentait les nombreuses poteries de Pabu. Les céréales et le bois produits étaient exportés du port de Pontrieux.

 

 

Histoire & Patrimoine

Eglise ND.PNG

 

Reconstruite au XXème siècle, l’église conserve le chevet du XIVème siècle. Le clocher est d’une architecture récente. Il fut construit de 1704 à 1712 aux frais du recteur de Pommerit Le Vicomte, Messire Jacques de la Grève, dont on voit les armes sous le porche.
Ce clocher de style gréco-romain classé aux bâtiments de France culmine à 34 mètres de hauteur et présente une curieuse inscription rédigée à rebours : « ETTEC RVOT TUF TSYAF RAP NV EONALRINE L.271».
La flèche a été entièrement restaurée en 1999.
La chaire extérieure du XVème siècle était autrefois surmontée d’une croix.
De très beaux confessionnaux du XVIIème siècle, des albâtres du XVème siècle et des statues anciennes de St Michel et St Antoine attirent l’attention dès votre arrivée dans l’édifice.

If.PNG


Malgré son âge avancé (entre 1500 et 1800 ans), l’If trône avec fierté dans le parc de l’église.

Cet If, le plus vieux des Côtes-d’Armor, n’a pas moins de 9,50 m de circonférence et 12 m de hauteur. Si entre 1704 et 1712, alors que l’on construisait la tour de l’église ses plus hautes branches ont accueilli les cloches en attendant que leur logement fût prêt. Il a surtout vu de nombreuses générations passer près de lui pour aller à l’église recevoir les sacrements du baptême, de la communion ou du mariage. Il a également veillé sur les défunts puisqu’il abritait il n’y a pas si longtemps le cimetière.
À côté de cet If, on peut y voir son fils âgé seulement de 500 ans.
En 1995, afin de faire des reproductions par bouturages, le service des cultures du Muséum National d’Histoire Naturelle de Paris est venu effectuer des prélèvements de rameaux sur cet arbre répertorié parmi les arbres remarquables.
En mars 2000, ce même service a remis à la commune trois plants issus de l’if de l’enclos de l’église. Ces arbrisseaux, aujourd’hui vigoureux ont été plantés dans l’arboretum du foyer logements dans le parc de la chapelle du Paradis et près de la chapelle du Folgoat.
En 2004, ce superbe arbre a été victime d’un incendie qui s’est déclaré à l’intérieur de son tronc qui présente une cavité pouvant recevoir plusieurs personnes. Des racines « aériennes » se sont développées dans cette cavité, dans un humus aujourd’hui disparu.

CP.PNG

 

Cette chapelle aux multiples gargouilles, classée monument historique en 1912, ainsi que son calvaire, furent fondés par la famille du Chatelier, seigneurs de Pommerit, dont l’écu figure au-dessus de la porte principale.

Édifice rectangulaire du début du XVème siècle, la chapelle du Paradis est remarquable. Le porche est de style renaissance, tandis que le portail gothique est du XVIème siècle.
Un superbe tableau récemment restauré, représente la déploration du Christ. Cette huile sur toile du XVIIème siècle a la particularité d’avoir été peinte sur bannière.
Sur le placître, les quatre faces du calvaire représentent les douze apôtres.
Au cours de l’année et notamment en été, la chapelle est ouverte pour des visites commentées par les bénévoles de l’Association de sauvegarde de la chapelle, bénévoles qui organisent également chaque année en date du jeudi de l’ascension une fête sur le site de la chapelle.

 

21.PNG


Nichée dans un superbe écrin de verdure, cet édifice en forme de croix latine avec chenets à pans coupés, a été reconstruit en 1839. En bois polychrome, la Vierge Notre-Dame-du-Folgoat est sans doute la pièce la plus ancienne de la statuaire.
Tout proche, coule une fontaine qui, dit-on, possède des vertus mystérieuses.
Tous les ans, le second week-end de juillet, l’Association des amis de la chapelle de Folgoat organise une fête sur deux jours.

 

24.PNG


Cette propriété qui s’étalait autrefois sur près de trois mille hectares est inscrite dans l’inventaire des monuments historiques depuis 1997.
De 1942 à 1960, les locaux abritèrent une école ménagère.
Le château du Restmeur est un ensemble très harmonieux du XVIIIème siècle avec ses écuries, sa chapelle, son pavillon des invités et son pavillon du Chapelain présentant les principaux styles du siècle des lumières.
On trouve aussi à proximité un monument dédié à un jeune résistant de 22 ans qui fut torturé et exécuté le 10 mai 1944 par les allemands.
Les mois d’été, le Restmeur est généralement ouvert au public. Il faut se renseigner sur place pour les horaires.

Moulin de Barzic.png


Dans notre monde post industriel où la technologie est omniprésente et où l’intelligence artificielle est en train de prendre sa place, la « machine » est pourtant née il ya bien des siècles et a rythmé la vie de nos aînés.

Cette première industrie comme disent les lettrés, c’est le moulin de nos campagnes, mu par le vent ou par l’eau de nos rivières, lequel a adouci le quotidien des paysans (les manants de la féodalité) et libéré un temps précieux pour bien d’autres tâches. Dans cet environnement, Pommerit Le Vicomte, commune riche en cours d’eau et sous la férule d’une seigneurie comptable de la production de ses « vassaux », a su se doter de plusieurs moulins le long du Trieux, du Frout, du Goas Mab, du Ver et même du Roz .

C’est avec passion que nous avons pu reconstituer une partie de cette vie au long des siècles et que nous vous proposons de vous pencher sur le livret  dématérialisé  (il faut bien sacrifier à la « machine ») dont vous trouverez le lien ci-après.

En vous en souhaitant bonne lecture,

Les membres des cafés de l’histoire

 

Liste de pièces jointes

livret_au_fil_du_temps_-_les_moulins_de_pommerit.pdf

 

Liste de pièces jointes

a_chacun_sa_chapelle.pdf