COCCIMARKET : DERNIERS MOTS AVANT NOTRE DÉPART - JIMENA ET ALEXANDRE
Publié le mardi 30 juin 2026 - Saint-Denis-de-Gastines
Aujourd'hui, Jimena et moi quittons le CocciMarket de Saint-Denis-de-Gastines.
Nous souhaitons vous dire merci. Merci infiniment.
Merci aux habitants de Saint-Denis-de-Gastines et des communes alentour pour votre accueil, votre bienveillance et votre écoute.
Quel bonheur nous avons eu, jour après jour, d'apprendre à vous connaître. D'écouter vos joies comme vos peines. D'entendre vos rires. De voir vos enfants grandir, vos familles s'agrandir, vos projets naître. Vous nous avez ouvert une fenêtre sur vos vies, et c'est un privilège que nous n'oublierons jamais.
Nous ne sommes pas venus ici pour l’argent. Nous repartons néanmoins immensément riches. Riches de milliers de rencontres sincères, de gestes de gentillesse, de conversations improvisées, de regards bienveillants, de ces élans du cœur qui font croire encore en l'être humain.
Certains d'entre vous pensent peut-être vivre dans un petit village, loin de tout. Ne vous y trompez pas. Saint-Denis-de-Gastines est au contraire au centre de ce qu'il se fait de plus beau.
Nous y avons découvert un coin paradis d'environ 1 500 habitants, avec plus de 30 associations, où l'entraide n'est pas un slogan mais une façon de vivre. Dans une époque où les actualités sont souvent lourdes et inquiétantes, il nous réchauffera toujours le cœur de penser à ce havre de paix, de solidarité et d'humanité.
Nous souhaitons également adresser des remerciements :
À la mairie et à l'ensemble des personnes qui y travaillent. Une mairie a parfois le rôle difficile d'être le catalyseur des problèmes nationaux, tout en devant appliquer des lois et textes votés ailleurs. Pourtant, nous n'avons rencontré ici que disponibilité, écoute, conseils avisés et professionnalisme. Merci de nous avoir encouragés à reprendre ce commerce et de nous avoir accompagnés avec autant de bienveillance.
Aux associations de la commune. Merci de nous avoir fait confiance, mais surtout merci pour le lien que vous créez. Merci pour votre engagement et le bonheur que vous apportez aux dionysiens. Une pensée toute particulière aux associations sportives ainsi qu'Au Foin de la Rue. Nous sommes profondément désolés de n'avoir pas pu consacrer davantage de temps à vos côtés. Merci pour votre engagement, votre altruisme, votre générosité et cet espoir que vous semez en faisant de la culture, du rêve et de la poésie un bien commun.
Aux commerçants, artisans et indépendants qui jour après jour se lèvent avec le sourire pour faire battre le coeur de la commune. Les services s’éloignent ou disparaissent année après année. Ils font le maximum pour que perdure la proximité. Merci aux nombreux dionysiens ayant le réflexe de faire vivre l’écosystème local.
Aux sapeurs-pompiers. Toujours prêts, toujours présents lorsque les jours deviennent difficiles. Existe-t-il plus belle vocation que d’avoir la passion d’aider et porter secours ? Les véritables héros du quotidien ne portent peut-être pas de cape mais ici, ils portent un casque anti-feu.
Immenses mercis aux habitantes et habitants prenant soin de nos aînés, ainsi qu'à celles et ceux qui éduquent et instruisent les plus jeunes 💝
Vous ne pouvez imaginer à quel point cela nous fend le cœur de savoir que nous ne vous verrons plus chaque jour.
Aujourd'hui, nous ne disons pas au revoir à des clients. Nous disons au revoir à vos sourires, à vos clins d'œil, à vos blagounettes échangées entre deux courses, à vos confidences parfois, mais surtout à vos cœurs immenses.
Vous allez profondément nous manquer.
Nous vous aimons.
Jimena et Alexandre
Post-scriptum
Nous avions un projet qui nous tenait particulièrement à cœur : donner une seconde vie à des livres, partager avec vous notre passion pour la Littérature, d'ici et d'ailleurs, et reverser les bénéfices à une association venant en aide aux plus démunis. Nous aurions aimé apporter, à notre manière, une pierre supplémentaire à ce magnifique édifice de solidarité que vous construisez chaque jour.
Alors, pour consoler nos cœurs lourds et endoloris de ce départ, nous nous répéterons ce vers : « La joie venait toujours après la peine. »

