PLACE DU GÉNÉRAL DE GAULLE : RÉOUVERTURE À LA CIRCULATION À PARTIR DU 19 OCTOBRE
Publié le lundi 12 octobre 2026 - Saint-Julien-en-Genevois
À partir du lundi 19 octobre 2026, la place du Général de Gaulle sera rouverte à la circulation des véhicules légers.
Cette réouverture est une expérimentation de six mois.
Les véhicules légers circuleront en sens unique, du nord vers le sud, de l’avenue de Genève vers la Grande Rue. La place devient une zone de rencontre : les piétons y sont prioritaires et la vitesse est limitée à 20 km/h. Les cyclistes peuvent y circuler dans les deux sens. Le stationnement y est interdit.
La place restera fermée à la circulation pendant les marchés, le mardi après-midi de 15h à 21h et du jeudi 23h au vendredi 15h.
Consulter le plan de circulationPourquoi cette expérimentation ?
La place est fermée aux véhicules motorisés depuis décembre 2022. Près de quatre ans plus tard, la municipalité souhaite vérifier si cet accès facilite la venue dans le centre-ville et profite au commerce local. L’aménagement retenu est léger et réversible.
Une place qui reste prioritaire pour les piétons
La place redevient une zone de rencontre. Le code de la route (article R110-2) définit la zone de rencontre comme un espace où les piétons peuvent circuler sur la chaussée et ont la priorité sur tous les véhicules. C’est donc au conducteur d’adapter son allure.
Plusieurs choix d’organisation visent à limiter les situations à risque. Les voitures ne circulent que dans un sens et ne se croisent pas sur la place. La partie ouest de la place reste sans voitures.
Des marquages au sol pour rendre la règle visible
Des marquages circulaires au sol rappelleront la zone de rencontre, la limite de 20 km/h et le double sens cyclable. Ces « marquages d’animation » sont autorisés dans les zones de rencontre par l’arrêté du 23 septembre 2015.
Le Cerema, établissement public d’expertise sur l’aménagement et les mobilités, leur a consacré une étude en août 2025. Il y explique que ces marquages rappellent aux conducteurs qu’ils ne sont pas prioritaires et aux piétons qu’ils ont leur place sur la chaussée. Le Cerema précise aussi qu’ils ne suffisent pas à eux seuls et qu’ils doivent compléter une signalisation claire. C’est le choix fait ici, en lien avec la police municipale.
Des agents sur le terrain
Pendant ces six mois, des agents de la Ville observeront la place selon un protocole précis, afin de vérifier la viabilité du projet et d’évaluer les conditions de sécurité et repérer rapidement les difficultés.
Ces observations auront lieu aux heures de pointe du matin et du soir, ainsi qu’à la pause de midi. Les agents relèveront la vitesse des véhicules, le respect de la priorité piétonne et les situations à risque : freinages brusques, évitements, refus de priorité. Ils analyseront aussi comment les piétons utilisent la place, en particulier les enfants, les personnes âgées, les personnes à mobilité réduite et les parents avec poussette.
Les premières constatations ont été faites dès le 23 septembre, quand la place était encore piétonne, pour pouvoir comparer les deux situations. Des points d’étape sont prévus après deux semaines, un mois, trois mois et six mois. Le bilan et les retours des usagers seront rendus publics à la fin de l’expérimentation.
Et après ?
L’expérimentation pourra être ajustée en cours de route, voire arrêtée avant son terme si les observations le justifient. À l’issue des six mois, la municipalité décidera de la suite à donner et du projet de rénovation de la place.
Sources : Code de la route, article R110-2 ; arrêté du 23 septembre 2015 relatif à la signalisation routière en vue de favoriser les mobilités actives ; Cerema, « Les marquages d’animation dans l’espace public », août 2025 ; protocole d’observation des services de la Ville, septembre 2026.

