HISTOIRE
L'HISTOIRE DE SAINT-MESMIN
Les premiers actes historiques relatant la ville de Saint-Mesmin remontent à 1670 où Louis XIV est le Roi de France et Saint-Mesmin fait partie du diocèse de Maillezais. Suite aux colonnes infernales de 1794 la ville fut ravagée par le feu et seulement les documents datant de 1670 sont sauvés des flammes. D’après ces archives paroissiales, on peut estimer la population à environ 1000 individus dans la paroisse.
LES SAINT-MESMINOIS AU CŒUR DE LA GUERRE DE VENDÉE
Pendant 3 longues années de 1793 à 1796, 33 Mesminois partent au combat. La guerre commence en mars 1793, lorsque les jeunes vendéens ne veulent pas être enrôlés par une république qui a chassé ses prêtres et tué le roi. La fronde vendéenne commence ! En réponse, la république décide d’envoyer 35 000 hommes encercler la Vendée, mais grâce à leur courage et leur persévérance, les vendéens remportent de nombreuses batailles avec à leur tête des chefs comme Charrette, Stofflet, Cathelineau, etc. Puis vient les défaites et la mort du chef Cathelineau à Nantes le 18 juin. Dans l’espoir d’une aide bienveillante des Anglais, La Rochejacquelin enrôle 60 000 vendéens (femmes et enfants) qui passeront la Loire en barque à Saint Florent le Vieil et atteindront Granville lors de la Virée de Galerne, pour au final ne trouver aucun secours. Au retour, il ne reste que 3 à 4000 rescapés. En représailles de cet affront, le mois de janvier 1794 est marqué par les destructions et les meurtres. Six colonnes infernales ont ordre de tout brûler sur leur passage afin de « détruire la Vendée ». La ville de Saint-Mesmin en fera les frais. Le 25 février 1796, le général Hoche rend compte du blocus du Château de Saint-Mesmin dans lequel était enfermé 42 brigands et dénonce les généraux Bonnaire et Merle, d’avoir offert une capitulation à ces rebelles pour ensuite donner l’ordre de fusiller les derniers brigands de Saint-Mesmin.

LE RECENSEMENT DE LA POPULATION
Le 19ᵉ siècle fut pour la ville une période faste où elle attira de plus en plus d’âmes, 1154 habitants en 1806 et 1902 habitants 100 ans plus tard. Avec les différentes guerres, la ville perd de nombreuses âmes pour descendre à 1584 habitants en 1954. Mais la fin du 20ᵉ siècle nous indique une nouvelle remontée avec 1785 individus en 1999. L’entre-deux-guerres (1936), la commune de Saint-Mesmin et son bourg compte jusqu’à 125 maisons et 162 foyers plus 475 foyers répartis en 70 villages autour de la commune.
LES COMMERCES ET ARTISANS D'APRÈS GUERRE
A la suite de la seconde guerre mondiale, l’économie locale repart de plus belle et la ville de Saint-Mesmin compte plus de 70 artisans et commerçants. L’idée de la publicité était déjà inscrite à Saint-Mesmin, où les commerçants n’hésitaient pas à sponsoriser les pièces de théâtre locales.
L'HISTOIRE DU BLASON DE SAINT-MESMIN
La création
Après une année de réflexion et de recherche, le 6 mai 1986, le maire, Monsieur Joseph SOULARD, présentait au conseil municipal le dessin proposé comme symbole communal pour l'usage de ses besoins administratifs, cachets, sceaux ou médailles, par une dessinatrice symboliste des services officiels, Madame Mireille LOUIS.
A l'unanimité, le conseil approuvait le choix de ce blason dont voici la description héraldique :
"De sinople chargé d'un lion d'or, au chef bretessé d'or, au rencontre de bœuf de sable accompagné à dextre et à senestre de deux marrons de sinople fruités de sable. L'écu est timbré de la couronne murale à trois trous d'or, ouverte et maçonnée de sable."
On peut traduire cette description ainsi :
"Sur fond vert chargé d'un lion d'or, au sommet crénelé d'or, à la tête de bœuf noire accompagnée à droite et à gauche de deux marrons sur fond vert chargés de fruits noirs. Le blason en forme de bouclier est surmonté de la couronne murale à trois trous d'or, ouverte et maçonnée de noir."
Symbolique
Le lion sur champ de sinople rappelle les armes de la famille de MONTFAUCON qui fut la première famille à posséder les terres de Saint-Mesmin du XIIᵉ au XVᵉ siècle.
Le chef bretessé évoque l'ancien château fortifié, le château de la Ville.
Le rencontre (nom masculin) de bœuf et les marrons concrétisent les importantes foires aux bestiaux et aux marrons du XVᵉ siècle.
La couronne murale est l'emblème que portaient les déesses grecques prtectrifes des cités.
Ce blason se trouvait jusqu'en 2014 en en-tête sur tous les documents (courrier, enveloppes...) de la commune de Saint-Mesmin.
