Les lavoirs de la commune

La commune compte 7 Lavoirs publics ainsi que plusieurs lavoirs privés, répartis sur l'ensemble de son territoire.

Historique

Longtemps la lessive s'est faite au bord de la rivière sur une pierre inclinée ou une simple planche, sans abri. A la fin du XVIIIème siècle, un besoin d'hygiène est nécessaire suite aux pollutions industrielles croissantes et aux épidémies de typhoïde, variole et choléra. Ainsi, les premières constructions de lavoirs ont débuté pour y répondre. Ce mouvement s'est accentué avec la loi du 3 Février 1851 qui vote un crédit spécial pour subventionner à hauteur de 30 % la construction des lavoirs.

Les objets utilisés La brouette servait à transporter le linge, le coffre était posé au sol afin de ne pas se faire mal aux genoux en lavant le linge, la selle était ensuite utilisée pour frotter et enfin le battoir servait à enlever le savon des vêtements.

Les différentes étapes du lavage La lessive était autrefois réalisée par la maîtresse de maison dans les foyers modestes tandis que les demeures plus importantes (notables, bourgeois, curé ou instituteurs) faisaient appel à des lavandières professionnelles. La première phase de la lessive consistait à récupérer les cendres, du four à pain par exemple, pour être mises de côté. Une fois refroidies, elles étaient mises dans une petite poche en tissu et servaient de poudre lavante. Cette poche était posée dans un cuvier avec le linge sale, sur lequel on versait de l'eau bouillante. Un trou au fond de la cuve permettait de récupérer l'eau qui était à nouveau mise à bouillir puis versée plusieurs fois sur le linge. Après cette étape qui pouvait durer plusieurs heures, le linge était transporté avec une brouette au lavoir afin d'effectuer les phases de battage, rinçage et essorage. De retour au foyer, le linge pouvait être, par beau temps, étendu sur l'herbe ou sur des haies, ou suspendu en plein vent, pour sécher.

A noter, tous les bassins n'étaient pas uniquement destinés au lavage. Beaucoup étaient polyvalents. En plus d'être des lavoirs, ils pouvaient aussi servir de puisoirs, d'abreuvoirs et/ou de rinçoirs. Mais, bien entendu, pas au même moment dans la journée. Par exemple, on ne lavait pas aux heures de passage des troupeaux.