Église Saint-Paulin
ÉGLISE SAINT-PAULIN
La construction de l’église Saint-Paulin date du milieu du XIXe siècle. C’est une église néogothique, en pierre de taille et briques, dont la construction est liée à la naissance de la commune de Carbon-Blanc. A l’origine, ce n’est qu’une chapelle bâtie en 1847, dépendante de l’église paroissiale Saint Pierre de Bassens. Elle devient église paroissiale en 1852 (un an avant la création de la commune de Carbon-Blanc). Le clocher est dessiné par Pierre Labbe : commencé en 1848, il est complété par une flèche en 1852. Le transept et les sacristies sont bâtis en 1864. L’église a été restaurée en 1993.
L’église possède de magnifiques vitraux qui ont eux aussi une histoire et racontent des histoires.
En 1848, l’église Saint-Paulin qui n’était encore qu’une chapelle est bénie mais ce n’est qu’en 1867 que sont posés les vitraux du chœur et des chapelles. Ils sont offerts par Monseigneur Donnet, archevêque de Bordeaux, et sont l’œuvre d’Emile Thibaud, maître verrier très réputé de Clermont-Ferrand. Ceux du chœur représentent Saint-Paulin et son épouse Théréza au moment de leur conversion, puis distribuant leurs biens aux pauvres, le baptême de Saint-Paulin et différents aspects de sa vie. Dans les chapelles latérales, la Vierge Marie et Saint-Paul sont représentés.
Ce n’est qu’en 1872 que sont commandés les vitraux de la nef et de la tribune dont les couleurs sont remarquables. Posés en 1877, ils sont l’œuvre de Joseph Villiet, élève d’Emile Thibaud venu s’installer à Bordeaux et réputé pour son art de coloriste. Les vitraux de la nef nous relatent quelques épisodes de l’histoire locale liés à l’abbaye de Bonlieu : le Seigneur de Montferrand confie l’édification de l’abbaye au frère Sicaire ; Aliénor d’Aquitaine rend visite à l’abbaye ; le pape Clément III apporte la bulle de canonisation de Saint-Sicaire, enfin Dunois compagnon de Jeanne d’Arc se serait également rendu à l’abbaye à plusieurs reprises. Le très beau vitrail de la tribune représente Saint-Paulin sur son lit de mort, entouré de ses amis Saint-Martin et Saint-Janvier. Ces vitraux ont été offerts par des paroissiens.
Il faut attendre 1890 pour que le vitrail des fonts baptismaux soit posé. Il représente l’Abbé Pellissier, premier curé de la paroisse montrant au Cardinal Donnet la maquette de son église à terminer. Trois enfants de chœur entourent le prêtre : l’un deux est Antoine Rolland, natif de Carbon-Blanc, qui deviendra prêtre et finira ses jours au sein de sa famille. Ce vitrail est l’œuvre de Dagrand, élève de Villiet.
Il est remarquable et assez rare, que les œuvres de trois générations de maîtres verriers (Thibaud, Villiet et Dagrand) soient exposées dans une même église.




