Village situé sur l’axe reliant Loudun à Châtellerault, Sossay accueille un peu plus de 400 habitants répartis sur 12 km².

Sur ce territoire, le relief est peu accidenté et se caractérise par une légère déclivité du nord-ouest vers le sud-est. Cette pente douce est néanmoins interrompue par deux vallons – creusés par de petits cours d’eau – qui traversent la commune d’ouest en est. La plus importante de ces dépressions, au sud du village, est formée par le ruisseau nommé « la Veude de Sossay ». Il prend sa source à proximité du bourg et s’écoule vers le hameau de Follet où il se jette dans la Veude de Thuré.

Les bois occupent une grande portion du territoire communal tout en étant circonscrits à la partie nord-ouest du village. Aux Grands Bois, au Bois des Rouges et au bois de Beaufort, les chênes et les résineux forment la majorité des essences.

Le calcaire tendre de type tuffeau est abondant sur toute l’étendue de Sossay. Au 19e siècle et jusqu’au début du 20e siècle, il était extrait des carrières de Belbat et des Raguits afin d’être employé dans la construction. Si ces exploitations ont disparu, la carrière du bois de Puygarreau perpétue aujourd’hui l’extraction du tuffeau de Sossay. L’argile est une autre richesse du sous-sol local dont la qualité a permis l’établissement de plusieurs tuileries, signalées dès le 16e siècle.

En termes de production agricole, le terrain argilocalcaire est particulièrement propice à la céréaliculture. Le blé est accompagné de colza, de tournesol, mais aussi de melon cultivé en rotation. Ces plantations ont remplacé depuis quelques décennies une polyculture traditionnelle caractérisée par des céréales, de la vigne et du chanvre. 

 

HISTORIQUE

Des origines anciennes

Des traces d’habitat datant de l’Âge du Bronze et de l’Âge du Fer ont été découvertes au sud du village. Des souterrains creusés dans le tuffeau, probablement médiévaux, existent aussi autour du bourg et de Puygarreau.

Le nom de Sossay apparaît pour la première fois en 1199 sous la forme « Socai ». Il viendrait sans doute d’un nom latin, Socius.

Le Moyen Âge et l’Ancien Régime

Le village s’est développé autour de l’église Saint-Jean-l’Évangéliste et de son prieuré, situés à un carrefour de routes importantes. Des moines y vivaient et administraient de nombreuses terres agricoles exploitées par les habitants.

Le pouvoir local appartenait aux seigneurs de la Tour de Sossay puis au château de Puygarreau, qui possédaient plusieurs fermes et un moulin.

À la Révolution française, les privilèges féodaux disparaissent : le prieuré devient un presbytère et les biens seigneuriaux sont vendus. La commune de Sossay est alors créée.

Le 19e siècle : modernisation du village

Au 19e siècle, la commune améliore progressivement ses routes pour faciliter les échanges agricoles avec les foires de Lencloître. De nouvelles voies sont aménagées et deux foires annuelles sont autorisées à partir de 1887.

Plusieurs projets de chemin de fer passant par Sossay sont étudiés à la fin du siècle, mais ils ne verront jamais le jour à cause du développement de l’automobile.

L’activité économique repose alors sur l’agriculture, les carrières de tuffeau, les tuileries, une huilerie et des fours à chaux.

Le 20e siècle : nouveaux équipements

Le village continue de se moderniser avec la construction d’une nouvelle mairie-école en 1911, d’un bureau de poste en 1938 et d’un château d’eau dans les années 1950.

Par la suite, un terrain de sport, une salle des fêtes et plusieurs lotissements sont créés. À partir des années 1970, le centre du village se densifie avec la construction de maisons pavillonnaires.