Le château

Le château

C'est au XIIe siècle semble-t-il qu'apparut une maison de Soye, qui aurait construit le château primitif. Cette bâtisse, citée dans les archives depuis 1354, au XVIe siècle elle comportait des "tours, un fossé à fond de cuve, une chapelle, une grange, un colombier devant la porterie" description qui s'apparente d'avantage à une maison forte qu'à un château fort.   

De la fin du XIIIe siècle au début du XVe siècle, le château fut la propriété de la famille de Neuchâtel, le prestige de la seigneurie de Soye est en grande partie expliquée par la proximité de l'abbaye cistercienne de Lieucroissant, nommée à partir du XVIe "Des Trois Rois". 

En 1555, l'empereur Charles Quint donna Soye au Baron Ambroise Précipiano, ingénieur génois, à titre de récompense pour avoir très bien fortifié Dole et Gray à moindres frais. A la Révolution le "comté" de Soye échut successivement à la famille de Grammont à la marquise de Foudras, au conseiller Maire et enfin à la Duchesse Adélaîde Philippine de Durfort de Lorges.

En 1831, la famille Gevigney devint propriétaire pendant plus d'un siècle, leurs biens revinrent ensuite à leurs cousins de Chambure, titre de noblesse remontant à 1525, dont la devise est "Stella Ducet, l'étoile te conduira".

Il demeure aujourd'hui la résidence secondaire de la famille de Chambure.

Le château primitif a été rasé par les troupes de Louis XIV, en 1668, Ambroise Précipiano apporta de nombreuses modifications au château primitif, ainsi deux tours percées de trois cannonières.

Le château actuel rectangulaire de huit mètres sur vingt cinq mètres, s'appuyant sur le mur occidental de l'édifice de Précipiano, a été construit au début du XVIIIe siècle, mais la façade, en appareil moyen, à joints réguliers, a été restaurée au XIXe siècle.Il est situé au milieu d'un grand parc arboré, bordé à l'est par la route qui conduit à Pompierre sur le Doubs, le parc est coupé en son centre par le bief de la Soye.

Quatre portails cardinaux donnent accès au parc, celui du nord, qui est l'entrée principale, est flanqué de deux tourelles, précédées par des communs.