Histoire du village
LIEU
Une sauveté :
Une charte de 1141, nous raconte la naissance du village tel que nous le connaissons aujourd’hui.
Un incendie détruisit le vieux village. Considérant que c’était une punition divine, l’abbé interdit de le reconstruire au même endroit et en profita pour placer le village sous sa coupe directe. Il offrit le pré de l’abbaye pour y fonder la nouvelle ville.
Nous définissons un espace entre quatre ruisseaux, borné par des croix de sauveté (conséquence de la paix de Dieu), à l’intérieur duquel une certaine protection est garantie grâce à la puissance de l’Abbé.
Le comte d’Astarac et ses fils jurèrent de respecter et de défendre la tranquillité des habitants. En contrepartie de cette protection, les villageois devaient entourer le bourg d’un mur de terre et payer certaines redevances à l’abbaye : La sauveté de Simorre était née.
Les coutumes :
En 1268, les Simorrains obtiennent la fixation de règles qui régissaient leur vie et leurs relations avec le seigneur Abbé. Désormais écrites, elles ne seront plus soumises à l’arbitraire.
Les articles de la charte des coutumes octroyée par l’Abbé concernent par exemple le droit de chasse, de pâturage, le droit civil, pénal (montant des amendes, manière de rendre la justice… ) le droit rural, la façon de désigner les personnes devant gérer la ville (consuls, garde champètre) et ils organisent l’activité économique de la cité.
L’annexion de Simorre par le pouvoir royal :
L’Abbé de Simorre exerçait la haute justice sur Simorre et d’autres lieux situés dans le comté d’Astarac. Le comte d’Astarac lui contesta ce droit. L’Abbé porta l’affaire devant les juridictions royales. L’occasion était trop belle pour l’état Royal, qui cherchait depuis un certain temps à affirmer sa puissance.
En 1298, l’Abbé, pour s’assurer le concours Royal partage la justice avec le roi. Celui-ci détacha Simorre de l’Astarac et la réunit au pays et juge e Rivière Verdun appartenant à la couronne.
Cette division administrative perdura jusqu’à la révolution puisque Simorre envoya ses cahiers de doléances à Verdun sur Garonne siège du pays.

