EGLISE DE SAINT PREJET

EGLISE DE SAINT PREJET

Ancienne église prieurale et seigneuriale, l’église Saint-Prejet est construite à la fin du XIIe – début du XIIIe siècle, appartenant à la fin de l'époque romane et au début du gothique. Un portail polylobé marque l’entrée. Le clocher a été reconstruit en 1884 suite à la disparition du précédent. 

A l’origine, l’église de Malicorne dépend, tout comme celle de Sazeret, de l’ancien diocèse de Bourges. L’église Saint-Prejet tient son vocable de saint Priest qui fût évêque de 
Clermont au VIIe siècle (665-676). Elle relève du prieuré bénédictin de Notre-Dame de Montluçon et aurait eu pour origine une chapelle castrale située dans un château détruit dès le XIIe siècle par les Anglais. 

Il semble que le chantier de l’église Saint-Prejet ait été mené rapidement, sans doute plutôt au début du XIIIe siècle plutôt qu’à la fin du XIIe siècle si on se réfère par exemple au caractère très achevé de certains crochets plus proches de ceux de la Nef de Notre-Dame de Paris que ceux du Choeur. 

Les rares références historiques qui font écho d’une destruction du château à la fin du XIIe siècle font sans doute allusion aux retombées des luttes qui mirent aux prises les troupes de Philippe-Auguste ou de ses représentants avec les « anglais aux portes du Berry ». 

La chronologie historique présentée ici tente de donner une idée du contexte environnemental. 

XIIe siècle : Occupation du site attestée par la présence d’un château jusqu’à sa destruction fin du XIIe siècle. 

Début du XIIIe : Construction de l’église Saint-Prejet de Malicorne. 

XVe siècle : Renforcement des contreforts autour de l’édifice. 

1884 : Remplacement du clocher primitif dominant la croisée (clocheton de charpente) par un clocher de pierre formé d’un étage ajouré, surmonté d’un clocheton. 

1932 : Classement des façades par arrêté du 5 octobre 1932. 

1939 : Classement de l’église (à l’exception de l’étage supérieur du clocher, la couverture et le clocheton) par arrêté du 13 juin 1939. 

1941-1955 : Remise en état des maçonneries, assainissement du pourtour, révision de la couverture et de la charpente ; déplacement d'une ligne électrique ; vitraux et grillages ; installation de vitraux pour l'obturation des fenêtres ; réfection des couvertures. 

1943 : Travaux de modification et de remise en état des installations électriques. 

1980 : Restauration de la charpente de la flèche. 

1984 : Projet de démolition de la Sacristie. 

2004 : Arrêté du 29 décembre de protection par inscription au titre des Monuments Historiques des parties hautes du clocher, à l’exclusion du reste déjà classé. 

DESCRIPTION DE L’EDIFICE 

Son plan orienté sur un axe Sud-Ouest / Nord-Est comprend : 

o une nef, longue de trois travées, composée d’un vaisseau central vouté sur croisées d’ogives, flanqué de bas-côtés ; 
o un faux transept confondu avec le choeur dont la croisée barlongue sert déjà de sanctuaire. Voûtée d’ogives, cette croisée porte le clocher et se termine par une 
abside à trois pans, voutée en cul de four. Chaque bras poursuit les bas-côtés de la nef et forment chapelles orientée, terminée par une absidiole qui encadre l’abside du choeur au chevet. 

La façade Occidentale est percée d'un porche plein cintre avec tympan polylobé, aux influences arabisantes. En effet, analogue à d’autres porches « polylobés » qui jalonnent 
la route des pèlerins de Saint-Jacques, celui-ci est festonné de six écoinçons sculptés. 

De puissants contreforts épaulent les murs gouttereaux. Ces derniers, jusqu’au chevet, sont couronnés de modillons sculptés et variés à masques et à copeaux qui soutiennent les corniches d’amortissement des toitures de tuile canal. 

Les intérieurs 

A l’intérieur, les arcs reposent sur des colonnes à chapiteaux sculptés. L'édifice abrite une Piéta de bois peint du XVIe ou XVIIe siècle représentant la Vierge des Douleurs tenant sur ses genoux le corps de son fils : Notre-Dame d’Urciers. 

Le Clocher 

Il a été reconstruit en 1884, suite à la disparition du précédent. De plan rectangulaire, l’ouvrage présente d’abord deux niveaux d’élévation construits en maçonnerie que sépare un premier bandeau horizontal. Le niveau supérieur abrite la chambre des cloches, les petits côtés Nord et Sud sont percés de baies géminées ; les grands pans Ouest et Est sont percés de double baies géminées, chaque baie étant clôturée d’abat-sons. Un deuxième bandeau horizontal ceinture la chambre des cloches à mi-hauteur des baies. Au milieu de chaque pan, dans l’axe donné par les baies géminées, un cadran donne l’heure à la cité. 

Au-dessus d’un égout saillant se développe la toiture. Il s’agit d’un clocher à pavillon surmonté d’une lanterne octogonale et ouvragée, coiffé d’une flèche de charpente dont la 
déformation naturelle accuse un léger tors. La toiture est habillée en essente ou bardeaux de châtaigner. La lanterne est habillée en plomb. 

L’église est ouverte toute l’année. Visite libre avec document.

Clocher restauré (4.43 Mo)

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