L'HISTOIRE DE BOISSY

UN PEU D'HISTOIRE

L’histoire de Boissy s’écrit au fil des siècles, entre route royale Paris-Orléans, vie agricole, grands domaines et patrimoine bâti. Vous pouvez découvrir ces repères sur place, dans le village, ou en suivant le Sentier du Patrimoine.

Revenons quelques années en arrière.

 

XIe et XIIe siècles

Le plus ancien titre mentionnant Boissy remonte à la fin du XIe siècle ou au début du XIIe siècle : le cartulaire des religieux de Longpont. Il relate que Lucienne, sœur d’Hugues de Crécy, a donné au prieuré la portion des terres qu’elle avait à Boissy et Égly.

Le territoire est d’abord dénommé Buxiam, puis Bussiacum ou Buxiacum, issu du latin buxus (“buis”) ou du latin boscum (“bois”).

Les premiers chevaliers possédant des fiefs sont les seigneurs de Vaugrigneuse, Burchard et Guy. Vers 1200, Yolande d’Anjou, comtesse de la Marche, dame d’Égly et Boissy, donne à ces deux villages 100 arpents de friches.

Au Moyen Âge

Dès le Moyen Âge, Boissy appartient à des seigneurs importants. Sa position stratégique en bordure de la route Paris–Orléans en fait une place disputée au cours des guerres des XIVe et XVe siècles.

En 1359, les Anglais minent l’église où se sont retranchés les habitants et les rançonnent de 3 000 moutons.

Boissy devient possession de Jean de Montagu, puis est confisqué à sa mort en 1409, avant d’être rendu à sa famille, les Malet de Graville. La fin de la guerre civile apporte une période d’accalmie, interrompue par des bandes de pillards puis de nouveaux troubles. En 1458–1462, l’église est “en très mauvais état”, le passage des gens de guerre ayant ruiné le pays.


Au XVe siècle

Le calme revient à la fin du XVe siècle, mais les guerres de Religion provoquent de nouveaux ravages. Marie-Charlotte de Balzac d’Entragues, veuve du maréchal de France François de Bassompierre, restructure le domaine, racheté en 1659 par Guillaume de Lamoignon.

Dès 1660, celui-ci établit un marché par semaine et deux foires par an.

    XVIIe et XVIIIe siècles

    Les XVIIe et XVIIIe siècles sont des périodes de prospérité, dont témoignent les nombreux hôtels que compte la cité. La mention de la commune voisine de Saint-Yon est ajoutée au nom de Boissy par le Bulletin des lois en 1801 :

    • An II (1793) : Boissy
    • Bulletin des lois (1801) : Boissy-sous-Saint-Yon

     

    Des anciennes cartes postales illustrent la vie de Boissy au siècle dernier.


    Début du XXe siècle

    Au début du XXe siècle, un petit train, le Tacot, circulait entre Arpajon et Étampes, sur une ligne inaugurée le 11 décembre 1911, prolongeant celle du tramway Paris–Arpajon. Des produits maraîchers pouvaient ainsi être transportés du village jusqu’aux Halles de Paris, jusqu’en 1948. Ce fonctionnement explique l’existence de la rue de la Gare et de l’ancienne gare.

    Dans les années 1940, on jouait au ballon sur la route d’Orléans, alors une rue pavée avec des arbres de chaque côté : la future RN 20. Pendant la Seconde Guerre mondiale, un avion canadien a été abattu à Boissy, au chemin des Vignes. Sept militaires canadiens sont enterrés au cimetière de Boissy.

    Boissy-sous-Saint-Yon conserve sa vocation agricole et devient un lieu de villégiature. L’éloignement du train constitue un handicap au développement économique de la commune. L’essor démographique se produit surtout après les années 1950.