[INFLUENZA AVIAIRE] NOUVEL ARRÊTÉ PRÉFECTORAL ZONE INFECTÉE FAUNE SAUVAGE
Publié le jeudi 20 novembre 2025 - Jars
Une épizootie d’Influenza Aviaire Hautement Pathogène (IAHP) est constatée, depuis la mi-octobre 2025, sur le trajet de migration, notamment des grues cendrées, dans des départements allant du Nord-Est au Sud-Ouest de la France. Ces migrations vont connaître une hausse dans les semaines à venir. Plusieurs espèces d’oiseaux sauvages peuvent être concernées.
Cette situation rend plus que jamais nécessaire de respecter les mesures de prévention en vigueur pour protéger les élevages de volailles.
Dans ce contexte, par un arrêté du 18 novembre 2025, le préfet du Cher a instauré des mesures supplémentaires destinées à prévenir la diffusion de cette maladie aux oiseaux détenus à des fins commerciales ou non commerciales. Ces mesures s’appliquent dans une zone infectée Faune Sauvage (ZI-FS) couvrant l’ensemble du département sans exception.
Les principales mesures fixées par cet arrêté concernent :
- Le recensement des détenteurs d’oiseaux : pour les particuliers, une déclaration de détention d’oiseaux (basses-cours et autres oiseaux captifs élevés en extérieur) est obligatoire et à réaliser auprès de leur mairie ou selon une téléprocédure ( https://mesdemarches.agriculture.gouv.fr/, rubrique « Particulier ») ; pour les professionnels, cette déclaration s’effectue auprès de la Direction en charge de la protection des populations (DDETSPP du Cher).
- L’application stricte des mesures de biosécurité et la prévention par mise à l’abri de tous les oiseaux, détenus par des particuliers ou des professionnels, dans des bâtiments fermés ou sous des filets. Les points d’abreuvement et d’alimentation doivent être protégés vis-à-vis de la faune sauvage. Ces mesures ont pour but d’éviter tout contact entre l’avifaune sauvage et les oiseaux domestiques.
- La mise en place d’une surveillance renforcée dans certaines exploitations commerciales de plus de 250 oiseaux (anatidés gibiers (canards) et volailles reproductrices). Sous sa responsabilité, le propriétaire réalise ou fait réaliser des autocontrôles hebdomadaires sur les oiseaux trouvés morts ainsi que sur l’environnement, pour rechercher le virus de l’influenza aviaire.
- L’activité cynégétique est soumise à certaines restrictions : interdiction d’utilisation des appelants pour la chasse au gibier d’eau et du lâcher de gibiers palmipèdes. Le transport et le lâcher de gibier à plumes de la famille des phasianidés (faisans, perdrix) issus d’élevages situés dans le Cher sont autorisés mais soumis à certaines conditions (dont un examen vétérinaire datant de moins d'un mois).
- Les chasseurs et autres usagers de la nature sont soumis au respect de mesures de biosécurité dans les deux jours suivant leurs activités de plein air : éviter tout contact avec des oiseaux domestiques ou tenus en captivité, ne pas introduire de véhicule, matériel ou équipement dans les établissements détenant des oiseaux domestiques ou captifs, ne pas laisser pénétrer les chiens utilisés pendant les activités en plein air dans les établissements détenant des oiseaux domestiques ou captifs.
Détection précoce des oiseaux sauvages trouvés morts
Il est primordial de signaler toute découverte de cadavres d’oiseaux sauvages dont l’origine de la mortalité est inconnue en contactant le réseau SAGIR par l’intermédiaire de :
- L’Office français de la biodiversité (OFB) : Tél : 02 46 08 41 40 ou Mél : sd18@cher.gouv.fr
- Ou la Fédération départementale des chasseurs (FDC)
- Ou la mairie (qui transmet l’information sans délai aux services de l’État)
Afin d’éviter tout risque de propagation, il ne faut surtout pas manipuler les cadavres et ne pas toucher ni transporter les oiseaux découverts affaiblis en incapacité de prendre la fuite.
→ En cas de mortalité d’animaux de basse-cour ou d’élevage, il convient de prévenir la DDETSPP du Cher : Tel : 02 48 67 18 18 ou Mél : ddetspp-spae@cher.gouv.fr
La consommation de viande, œufs ou produits dérivés ne présente aucun risque pour l’Homme.
Le préfet du Cher appelle à la vigilance tous les acteurs, notamment les vétérinaires, les éleveurs, les chasseurs, les propriétaires particuliers de basses-cours et les autres détenteurs d’oiseaux captifs, ainsi que les usagers de la nature, pour tout mettre en œuvre afin de limiter la propagation de ce virus.
Ces mesures restent en vigueur au moins 21 jours après la détection du dernier oiseau malade.
→ Consultez l’arrêté préfectoral

